XXX RAPPORT DU CONGRES CATHOLIQUE
France n'est pas restée sourde à ses chaleureux appels, et des centaines de familles françaises ont de nouveau leurs archives. Ses ouvrages, quoique citant seulement l'exemple de notre ancienne mère patrie et de ses colonies, s'appuient en même temps sur ce qui s'est fait dans les autres pays du monde et ont une portée universelle. Dans une lettre que nous adressait M. Charles de Ribbe le 26 mai dernier, réminent écrivain, en nous assurant qu'il serait d'esprit et de cœur à ce Congrès catholique de Québec, nous faisait savoir que l'Allemagne allait traduire ses ouvrages. L'Italie a ses ncorc/i ou ricordanze di famiglia que les Peruzzi et les Canestrini ont aussi livrés à la publicité pour amener leurs compatriotes à en reprendre la coutume. Tous les pays de l'Europe nous fournissent des exemples de ces registres de famille, entr'autres l'Angleterre, la Belgique, la Hollande, l'Allemagne, la Pologne Dans ce dernier pays, ils sont aj)pelés sylva rerum (forêt de choses.) Ne voyons-nous pas nos familles anglaises avoir leurs notes du foyer sur des feuillets blancs attachés à leurs bibles ? A la demande des comités catholiques, M. de Ribbe a donné un plan de ces Livres de famille, et MM. Marne de Tours en ont édité. C'est un solide et fort cahier avec explications.
Le Canada a eu ses Livres de raison ou de famille Une de nos familles canadiennes, dont un des descendants est membre du Congrès, a l'honneur d'être ciiée par M. de Ribbe pour prouver que le Canada français n'était pas resté étranger à cette coutume. Sans aucun doute, nos anciennes luttes et notre long-