‹ La famille et ses traditionsChapitre 225 sur 235 · CINQUIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

CINQUIÈME PARTIE

Vous mériteriez, quand j'y songe, De recevoir une leçon...

Mais je veux bien passer l'éponge Encore, et vous parler raison.

Quelle poupée avez-vous vue Qui fut retardée à ce point ?

Si paresseuse et si têtue ?

Quant à moi, j'en connais point.

Tenez, par exemple, Françoise, Votre cadette, au moins d'un an, Lit sans faute, écrit sur l'ardoise, A ce que m'a dit sa maman.

Et Toinette, j'en suis certaine A la sienne, le jour de l'an, A récité tout d'une haleine, Une fable de Florian.

Vous pensez sans doute, Julie, Que l'on peut, sans tant travailler, Etre une poupée accomplie, Plaire, réussir et briller.

Qu'il suffit d'un joli visage,

Yeux noirs, beaux cheveux, dents d'émail,

Et même d'un joli corsage

Ou bien d'un élégant camail ?

Non, non ! être belle, ma fille Ou riche, ce n'est rien encor ; Etre sage, instruite et gentille, Voilà quel est le vrai trésor !

A présent, vous allez, je pense, Dire vos lettres couramment, Je vous lirai, pour récompense Après, la " Belle au bois dormant ".

Puis avec Françoise et Toinette, Plus tard, comme ces jours derniers, Nous irons faire la dînette Là bas, sous les grands marronniers.

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