IV. LES BONNES MOEURS
Mes chers enfants, conservez vos mœurs pour que vos mœurs vous conservent.
Soyez convaincus que du bon usage de votre jeunesse dépend le bonheur de votre vie.
Je t'en prie, mon bon fils, toi qui, en ta qualité d'aîné, dois donner l'exemple à tes frères, n'entre jamais dans aucune maison de débauche. Fuis de semblables lieux avec horreur.
Veux-tu être heureux époux? garde-toi pur pour celle que tu veux trouver sans tache... Oui, gardetoi toi-même, mon fils, ne te souille point. Si, à ma prière, tu te conserves chaste, crois que j'aurai plus fait pour toi que si je t'avais laissé d'immenses richesses. Ta vie sera longue ; l'union que tu contracteras ne cessera jamais de t'être aussi chère, aussi douce que le premier jour ; tous les jours seront des jours de satisfaction, de paix et de bonheur domestiques. Ton sang pur coulera dans les veines de tes enfants. Leur santé sera le prix de ta tagesse, et leurs bénédictions seront une nouvelle récompense pour toi.