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La famille Faribault

La famille Faribault est originaire du Mans (Sarthe) où l'on retrouve encore plusieurs de ses membres qui occupent des positions honorables. La famille Faribault est très ancienne. Nous trouvons des Faribault dans l'armée française dès 1260, vers la fin du règne de saint Louis.

Bernard Faribault, le père du premier Faribault qui passa dans la Nouvelle- France, était né à Montbizot (Sarthe) en 1669. Il mourut le 8 mai 1741, à l'âge de 72 ans. Il était huissier royal. Faribault s'était marié trois fois. Il eut quinze enfants de ses trois mariages.

Barthélemi Faribault, né à Montbizot (Sarthe) en 17 13, du mariage de Bernard Faribault et de Madeleine Hamond, exerça pendant plusieurs années la profession de notaire à Paris.

C'est en 1752, que Barthélemi Faribault passa dans la Nouvelle-France en qualité de secrétaire de l'armée commandée parle marquis de Duquesne.

Après la chute de Québec, Faribault se décida à rester au Canada. En 1763, il se fit donner une commission de notaire et s'établit à Berthier-en-haut.

Le 1er août 1780, Barthélemi Faribault adressait au gouverneur Haldimand la requête suivante pour se plaindre des exactions du capitaine Olivier dans le logement des soldats dont il était légalement exempt.

"A son Excellence Frederick Haldimand, gouverneur et capitaine- général de la province de Québec en Amérique, vice-amiral d'icelle et commandant en chef des troupes de Sa Majesté dans la dite province et territoires en dépendans.

"Barthélémy Faribault, notaire à Berthier, ose prendre la liberté de représenter très respectueusement à Votre Excellence que le capitaine Olivier ne cessant de le molester pour les logements, il aurait obtenu l'ordre ci- joint dont il se serait moqué puisque dans le même moment il aurait fait mettre 13 hommes chez le suppliant, en lui faisant dire de retourner à Montréal se plaindre.

"A la vérité, depuis le dernier règlement fait \ ar Votre Excellence en date du 9 janvier 1779, en conformité du règlement susdaté, le suppliant a joui de son privilège jusqu'au mois de mai dernier que le capitaine lui envoya un billet de logement pour 18 hommes. Alors ayant été lui faire connaître son exemption comme il soutenait au suppliant qu'il n'était pas exempt de loger les passants, il lui aurait répliqué que suivant la lettre circulaire expédiée par ordre de Vo-

tre ^Excellence le 22 février 1779 en conformité du règlement susdaté, il n'y a que les maîtres de poste, qui fourniront des logements dans des cas extraordinaires, sur quoi il retira cette troupe ; mais à sa sollicitation quelques heures après, M. le brigadier des Allemands £ui en fit mettre 18. De là, ayant rassemblé sa troupe le suppliant qui s'est vu contraint de se retrancher avec sa famille d,ans un petit cabinet aurait été trouver derechef le capitaine Olivier et lui aurait dit en présence du quartier-maître des Allemands que suivant l'ordonnance des exemptions il ne devait aucun service qu'à la réquisition du gouverneur, lieutenant-gouverneur ou commandant en chef de la province. En même temps le capitaine Olivier lui aurait répondu avec arrogance que c'était lui qui était le commandant et qu'il prit garde qu'il ne vint à écrire à Votre Excellence pour le faire déchoir entièrement de son privilège. Le suppliant a pris patience avec bien de la gêne, vu qu'il était chargé des ordres pour Son Excellence, il se serait contenté d'en porter ses plaintes devant M. lecom* missaire de Sa Majesté.

"Dorénavant le suppliant peut bien s'attendre qu'il ne passera le moindre détachement que le capitaine continuera de le charger prétextant qu'il est en droit de lui faire loger les passants, ce qui lui serait bien onéreux s'il avait cette liberté car il lui en fait loger 2 ou 3 fois la semaine plus de 60 en 13 jours.

"Le suppliant pleinement convaincu de l'équité et de l'intégrité de Votre Excellence ose donc le supplier instamment de vouloir bien enjoindre au capitaine Olivier de le faire jouir du privilège de l'ordre, avec défense de le troubler, molester ou inquiéter en façon quelconque, ce faisant il ne cessera de redoubler ses

-^ 6 — ceux: pour la santé et prospérité de Votre Excellence,

Ben hier, 1er août 1780.

Faribault" <l>

M. Barthelemi Faribault décéda à Berthier-enhaut le 20 juin 1801, à l'âge de 78 ans.

Il avait épousé à Saint-François-du-Lac, le 3 septembre 1761, Catherine- Amable Véronneau, fille de Louis Véronneau et de Madeleine Pinard-Lauzier.

Madame Faribault décéda à Berthier-en-haut le 30 juin 1801,

De leur mariage étaient nés di^. enfants : I Barthélémy ; II Marie-Catherine ; III Marie- Josephte • IV Jean-Marfe ; V Louis ; VI Joseph-Edouard ' VII Jean-Baptiste ;, VIII Marguerite ; IX Jacques ; X Julie,

Barthelemi Faribault

Ne à Saint-François-du-Lac le 3 août 1762, L'auteur de la branche de Québec,

Marie=Catherine Faribault

Née à Berthier-en-haut le 9 août 1764.

Mariée, à Berthier-en-haut, le 28 mai 1785,. a Antoine Joliette, notaire public.

1 J. -Edmond Roy, histoire» ou notariat au canada, deuxième, vo . unie, p,191,

M, Joliette décéda à St-Thoinas de Montmagny, en 1789.

Madame Joliette se remaria à François Pétriinoulx.

Elle décéda à Joliette le 27 janvier 1854,

De son mariage avec M, Antoine Joliette,, elle eut:

BariliéJemi Joliette

Né à St-Thomas de Montmagny le 9 septembre Ï789,

M. Joliette fut notaire, député de Leinster, membre du Conseil législatif, puis du Conseil Spécial,

L'honorable M. Joliette décéda à Joliette le 21 juin 1850, chargé d'années et de mérites, (])

Marie-Josephte Faribault

Née à Berthier-en-haut le 20 avril 1766, Décédé à L'Assomption le 23 avril 1792,

Jean-Marie Faribault

Né à Berthier-en-haut le 23 mars 1768^

Notaire le 25 mai 1804.

Il pratiqua à Saint-Roch de l'Achigan puis à Montréal,

D/cédé à Saint-Roch de l'Achigan le n décembre

» Sur M. Barthélémi Joliette on peut consulte* sa biographie publiée e» 4X74 par M. l'abbé Jos. Bonin-,

louis Faribault

Ne à Berthier-en-haut le 17 mai 1770^ Décédé à Berthier-en-haut le 19 juillet 1772*-

Josôph=Edotiard FaribanK

Ne à Bérthier-en-haut le 3 m'ai 1773.

L'auteur de la branche de Montréal ou de ]f Assomption,

Jean=Btf{rtïste Faribault

Né à Berthier--erf--haut le 29 octobre f775- L' auteur delà branche américaine,

Vlîl

Marguerite Farîbaulf

Née à Berthier-en-haut le 25 décembre 1777* Décédée à L'Assomption, chez son frère Joseph- Edouard, le % novembre 1860, à l'ase de 83 arts,

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