SCÈNE IX
Les Précédées, ARTHUR.
( drthur arrive à pas précipités par les rochers qui sont au fond du Théâtre , les cheveux et les habits en désordre , un mouchoir noué par deux bouts tombe sur sa poitrine ; il regarde de temps en temps derrière lui).
ARTHUR
Mes amis, ne soyez pas insensibles à la pitié! j'échappe à «ne mort affreuse ! elle me poursuit encore !.... Sauvez-moi , sauvez-moi, je vous en conjure !
Par quel moyen? cette terme vient d'être visitée par les milices ; elles y sont encore.
ARTHUR
De grâce ! par où dois-je fuir?... Quelle route dois-je prendre?...
PATRICE
Eh ! mon Dieu ! je l'ignore moi-même; ce chemin qui conduit à la ville est couvert de soldats ; celui-ci tout-a-1'heure.. ià& ( On entend du bruit vers Je fond du théâtre. )
WILLIAMS
Des milices paraissent à peu dislance, elles se dirigent de ce coté.
ARTHUR
Ah! je vendrai cher mes derniers momens ! que faire?.... quel parti prendie?
WILLIAMS
Us ne sont plus qu'à deux cens pas.
ARTHUR
Les instans sont précieux... la forêt me semble épaisse de ce côté... je m'y enfonce., et vous, mes amis, ne me trahissez pas.
( Il s enfonce dans la foré t. )