‹ La famille irlandaise; mélodrame en trois actesChapitre 33 sur 46 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MARGUERITE, WILLIAMS, tous les g ews de la ferme

ayant chacun leur occupation.

MARGUERITE

Allons, mes amis, nous n'avons pas, pour nous divertir, les ressources des habitans des villes; mais le travail supplée à tout: joignons au plaisir d'être réunis celui de l'être utilement : travaillons. ( à PF'il'ianis.) Quant à toi , qui es le chanteur du canton, vite une ronde !

WILLIAMS

Ah ! pour ça, je le veux bien, dame Marguerite; je suis tout prêt... Voyons laquelle voulez-vous ?

MARGUERITE

Celle qui te plaira... la première venue.

WILLIAMS

Eh ben, voulez-vous celle qui huit par pan, pan, pan?

MARGUERITE

Pan , pan , pan ?

WILLIAMS

Oui, pan, pan, pan vous savez bien, relie qui vont

amuse tant que vous finissez toujours par trembler de peur avant le dernier couplet.

Ah!... non... non; cherche quelque chose de plus drôle... cette maudite ronde, j'en ai encore rêvé la nuit dernière.... chante-nous autre chose.

WILLIAMS

Je ne demande pas mieux.... mais c'est qu'il y a une petite difficulté... je ne sais que celle-là.

• MAKGl ERITE.

Ah ben I en ce cas, ne chante pas.

tous.

Ah! la ronde , la ronde !

MAftC HERITE.

Vous le voulez "?.... en arrivera ce qui pourra : va pour la ronde.

"WILLIAMS

Je cède au vœu général... allons , vila... mon métier et du

-douce.

{On apporte un métier à battre le chanvre. Tout le monde prend place ; les femmes travaillent , les hommes s'asseyent près d'elles. Williams est au milieu. Il chante.)

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