‹ La famille irlandaise; mélodrame en trois actesChapitre 39 sur 46 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Mad. VVILSON, DONALD, NELLY, qui depuis V arrivée de sa mère s'est toujours tenue à l'écart 3 se couvrant le visage de son mouchoir.

donald, bas à Nelly.

Eh bien , ma sœur , tu hésites ! ... viens... viens donc.

nelly , bas et tremblante.

Je n'ose !

DONALD

Toi , qui es si brave !

NELLY

O mon ami , je ne drains pas la mort ; mais je crains les reproches de ma mère.

Tu crains... tu crains... Eh bien, (avec assurance.) Laissemoi faire, je vais tout arranger , moi.

Mad. wilson , à Donald.

Donald , engagez donc Monsieur à recevoir l'expression de ma reconnaissance.

DONALD

Ce Monsieur-là , ma mère ?.... oh! c'est une singulière et forl heureuse rencontre que je viens de faire ! Mad. avilson.

Que voulez-vous dire ., mon fils t

DONALD

Ce Monsieur connaît beaucoup ma pauvre sœur.

Mad. AVILSON.

Et dans quelle situation se trouve-t-elle?

DOriALD.

Elle est sans appui , sans consolation même , puisqu'il ne lui reste plus d'asile dans le cœur de celle qui lui donna le jour. Mad. wilson.

Ah ! le cœur d'une mère peut-il être indifférent au sort de ses enfaus... Eh bien, Monsieur, dites à ma liile que maigre' son ingratitude... malgré les chagrins qu'elle m'a causés...

DONALD

Et qui déchirent son cœur !

Mad. "WÏLSON.

Malgré les malheurs que sa désobéissance a attirés sur sa famille... dites lui que si ses fautes ont aliéné ma tendresse, ses

malheurs , plus grands que ses fautes , ont ému ma pitié , et que malgré la raison, qui me répète que je dois un exemple aux en fans rebelles , je ne me sens pas la Force de le donner !... la pauvre enfant, .seule, sans défense, abandonnée à elle-même, dans la misère, dans le besoin peut-être , réclame de prompts secouis... Allez, Monsieur, l'intérêt que vous semble/, prendre à elle , m'assure que vous ne différerez pas à lui annoncer ma faiblesse. (Elle pleure.) Allez donc, aile» l'assurer que si le repentir est dans son cœur , le pardon est dans le mien ! Donald, avec transport.

Elle n'attendra pas long-temps (elle bonne nouvelle ! ivelly , se jetant- aux genoux: de sa mère.

O ma mère ! ma mère! votre bile est à vos pieds , qu'elle baigne des larmes du repentir !

Mil!, wil so> , la relevé etl'emkrasse enfondanten larmes.

Ma fille! aurais-je pu soupçonner?... mais je n'ai pas le droit d'accuser un déguisement auquel je dois peut-êlre la vie.

DONALD

A présent, ma sœur, que je puis t'appeler ainsi, que je t'embrasse à mou aise ! (ils s'embrassent.) Mad. wilsox.

Si Arthur pouvait-être témoin...

M.LLY.

Hélas ! ma mère , le bonheur de vous retrouver m'avait fait oublier un moment qu'il me manque encore la moitié de moimême !

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