AMÉDÉE-LOUIS VINCENT, MARQUIS DESAINT-DENYS
Bdzard ( Vendée). (1) Louis-Barbe Juchereau deSaiiit- Denys avait épousé à Paris le 12 février 1774, Hélëne- Mélauie, fille de haut et puissant seigneur Léon, marquis de Barbançois-Yillegongîs, capitaine aux Gardes Françaises, brigadier des armées du roi, chevalier de Saint Louis, et de Ilélëne-Louise LeFéron. Le roi et toute la famille royale firent le très grand honneur aux futurs époux de signer à hur contrat de mariage, et, comme cadeau de noces. Sa Majesté octroya à Louis- Barbe Juchereau de Saint-Denys, le titre de marquis. Elle lui donna sept enfants :
A. Agathe Juchereau de Saint-Denys née au château de Lengny le 30 janvier 1777 ; décédée à Tours le 23 mai 1810, sans avoir été mariée.
B. Adèle Juchereau de Saint-Denys née au château de Lengny le 13 màï 1781. Mariée en 18 L2 à Léon Dupuy (de Cognac); elle mourut sans postérité en avril
O. Amédée-Louis- Vincent Juchereau, marquis de Saint-Denys, né au château de Lengny le 30 décembre 1782. Il prit du service comme engagé volonfciire en 1800. Il fit campagne en Dalniatieet en Illyrie, puis en Portugal, dans l'armée de Junot, et assista à la sanglante bataille de Yineiro livrée non pour vaincre mais pour combattre, parce qu'il était impossible de faire plus, selon l'expression du général en chef. Cette année ramenée en France sur des vaisseaux anglais à la suite d'une capitulation, trouva à son débarquement dans les ports de LaBochelle et d'Auray, l'ordre de
(1) Madame Yiger Lebrun qui fit son portrait dUait quelle n'avait jamais reproduit les traits d'un aussi bel homme.
retonmer immédiatement prendre possession du I>ay8 qu'elle venait d'être obligée de quitter. Par suite de cette décision, le jeune Juchereau de Saint-Denys vit le reste de sa carrière militaire s'écouler au milieu de Ces innombrables et héroïques mais infructueux combats par lesquels l'armée française, répandue sur toute la surface de la péninsule hispanique, dpt défendre eu détail sa vie contre le pays qu'elle avait ordre de conquérir. Amédée Juchereau de Saint-Denys avait le grade de chef de bataillon lorsque dans les péripéties de cette lutte, il assista aux suprêmes et mémorables batailles d'Orthez et de Toulouse ; il eut le bras cassé en cette dernière. Il mourut le 16 novembre 1858 en son château de la Ouignardiëre (Vendée). Il avait épousé Clémentine, fille de Victor-Parfait-Luce de Trémont, receveur-général des finances, et de Catherine Cuisuier. Elle le précéda de six années dans la tombe. Il n'avait pas eu d'enfant, aussi un mois à peine avant sa mort, plein de regret de n'avoir pas d'héritier direct à qui il put transmettre le soin de porter plus haut encore le nom de ses pères, avait-il adopté, par arrêt de la cour de Poitiers, pour l'héritier de son nom et de son titre, Marie-Jean-Léon LeCoq, baron d'Hervey, fils de sa sœur Mélanie.
D. Constance-Hélène-Louise Juchereau de Saint- Denys née au château de Lengny le 25 octobre 1786 ; mariée à Tours le 20 avril 1818, à François-Auguste LeMaire de Marne, brigadier aux gardes du corps de Louis XVI II, chef d'escadron d'état major, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'Honneur, veuf de Marie Waral, et décédée à Tours le 6 avril 1861. Elle ne laissa qu'une fille : Marie- Antoinette- Vincentine LeMaire de Marne née à Tours le 7 février 1825. Elle
86 maria à Tours, le 23 octobre 18 18, à Jules Torteriie de SaziUy. (1)
K Mélauie Jachereaii de Siiiut-Danyâ née au château de Lengny le 28 janvier 178 J et décédée le 18 décembre 1814. Elle s'était mariée en premières noces, eu août 1807, à Laurent Trousset, commissaire ordonnateur en chef des guerres, chevalier de la Légion •rHonueur, mort k rennemi à Mirieupol pvhi Vilna, pendant la retraite de l'armée de Russie, en décembre 1812. De ce mariage elle eut deux filles et un fils, savoir : A. Laurette Trousset née en Portugal le 27 juiu 1808, mariée au marquis Frank de Noé, pair de France, chevalier de la Légion d'Honneur, frère aîné du comte Amédée de Noé (Cham), le célèbre caricaturiste. Le marquis de Noé mourut au château de Bevenac (Lot et Garonne) le 24 mars 1887, et Laurette Trousset, son épouse, décéda au château de l'isle de Noé (Gers) onze ans plus tard, le 17janvier 1898.(2)
(1) Ils ont eu trois onfauts : 1. ClJmenti na Tortoriie de Sasilly née le 17 octobre 1849, marine lo 10 novembre 1880, à Maximilien de Techternaann. originaire de Fnbourg. ?, J<):$oph-Marie Gruslave-hldwin Torterae do Sazilly né à Tours le 17 février 1852, officier d'infanterie, dioJdé l Cannes le 10 avril 1883, d'une maladie de poitrine contractée on sauvant d*uno mort certaine Tun de ses semblables. 3 . René Torterûe do Sazilly né le 11 mars 1854, ancien officier d*infanterio. il a é]x>usi(, le 22 juillet 1885, Jeanne Martin de la Bastide. Il no is sera bien permis de tém)ignor ici toute notre reconnaissance i M. René Toi1;eriie de Sazilly |M>ur les nombre IX et utiles ranseignemonts qu'il nous a tournis. Sa bienveillance à notre égard ne s*ost pas démentie un seul instant.
(2) De leur mariage naquirent quatre enfants : 1. Roger, comte de Noé, secrétaire d'ambassade, chevalier do la Légion d'Honneur, marié à Nancy en 1861 à Jenny Gannier et décédé à Oaulerots lo 23 juillet 1877. 2. Samuel, comte de Noé, né an château do Bréan on 1837, lieutenant de vaisseau. Il mourut au Gabon (Côtes occidentales d'Afrique)
JULES TORTBRUB DB SAZILLY