COMTE MAURICE DE LUPPÉ
VICOMTE OUVIER DE LUPPÉ
AI.BXAKDKB LaCOa BARON MllRVBY
mort sans postérité. Après avoir suivi peiulant plusieurs ann<5cs les cours fie l'école des langues orientales vivantes et du collège (le France, il s'attacha particulièrement à l'étude du chinois et devint président de la société d'ethnographie. Il fut commisFaire généml pour l'empire chinois à l'Kxpositîon universelle de Paris en 1867. Sept ans plus tard, en 1874, il était nommé professeur de chinois au collège de France en remplacement de Stanislas Julien. Ëiidn, h la mort de M. Boutaric, en 1878, il lui succédait ;\ l'Académie des Inscriptions et belles-lettres. Lo marquis d'Hervey Saint-Denys mourut à Paris le 2 novembre 1892. Il avait épousé, à Paris, le 11 juin 186?, Louise-Marguerite-Elîzabeth de Ward, fille d'un ancien ministre du duc de Parme. Il n'eut pas d'enfants. (1) Les ouvrages littéraires du marquis d'Hervey Saint-Denys sont t Le Poil de la Prame^ traduit de l'espagnol de Breton de Los Horreros(1847) ; Insurrection de Naplesen 1647, dite de Masaniello^ traduit de l'espagnol du duc de Rivas (1849) ; Histoire du théâtre en Espagne (1850) ; Un Roi (1851); Histoire de la Pévolution dans les DeuX'Siciles dryvis 1793 (\8b6);Les Rêves et les moyens de les diriger (1869). (2) Ses travaux sinclogiques sont . Recherches sur Vagriculture des Chinois (1851) ; Poésies de V époque des Tang^ traduites du chinois (18'j2) ; Recueil de textes faciles et gradués en chinois moderne (1869) ; îe il- /SaoM, poème du troisième siècle avant notre ère, traduit du chinois (1870) ; Ethnographie des peuples étrangers à la Chine^ traduit de Ma Touanlin (1876-1883) ; Trois Nouvelles chinoises (1*<85) ; Mémoire sur les doctrines religieuses de Confucius et de Vécole
(1) Sa veuve 8*est romariëe, à Paris, on 1806, à Jacques de Waru.
(2) Anonyme.
MARI£.JBAN LÉON LbCOQ, BARON D'iiERVEY, MARQUIS DB SAINT- D£NYS
des lettrés (1886) ; Discours sur le chemin de fer transcaspien (1888) ; Six Nouvelles nouvelles (1892). Sans avoir la valeur émiaente d'un Stanislas Julien ou d'un Rérausat, fait remarquer M. Chavannes, le marquis d'Hervey Saint-Denys a fait une œuvre très utile eu orientalisme. Le Li-Saou et les Poésies de Vépoque des Tang sont au nombre des plus remarquables liionuments de la littérature chinoise, et les élégantes traductions qu'il nous en a données sont bien propres à nous en faire apprécier les baautéi. Los Trns Nouvelles et les Six Nouvelles nouvelles sont des collftctions de petits romans, qui, quoique considérés en Chine comme des productions d'un genre secondaire, ont un grand intérêt pour les Européens, à qui elles révèlent une foule de détails curieux sur la vie privéo eu Extrême-Orient. (1)
P. Siméon Juchereau de Saint-Denys né en 1791 ; décédé en 1804.
G. Charles Juchereau, comte de Saint-Denys, né à Tours le 26 janvier 1796. Admis en 1813 comme volontaire dans les Gardes d'Honneur, il passa dans les Mousquetaires de la garde de Louis XVI lE qu'il accompagna en 1815 aux frontières du royaume- Devenu capitaine dans un régiment de Lanciers il fut décoré de la croix de la Légion d'Honneur au retour de la campagne d'Espagne eu 1823. Lorsqu'édata la Révolution de 1830 ses sentiments dlionneur et de fidélité ne lui permettant pas de servir le gouvernement qui en fut la suite, il offrit sa démission,et ce ne fut pas sans regret et sans douleur qu'il quitta cette noble profession des armes dont l'amour était héréditaire dans sa famille. Il mourut à Loches en février
(1) Grande Encyclopédie, volume 20, page 25.