XIV. Jbak-Daniel-Mabib Viennay-Pachot
Né à Québec le 80 juillet 1694.
On signale sa présence au Détroit en 1707. Il fut bientôt employé en cet endroit en qualité d'interprète en langue huronne.
Il entra ensuite comme cadet dans les troupes du détachement de la marine.
En 1716, un détachement des Sauvages du Sault- Saint-Louis se joignit à un parti d'Ulinois pour aller attaquer 70 cabanes de Maskoutins et de Quikapous alliés des Renards. Ils réussirent par&itement et, tuèrent plus de 100 ennemis et firent 47 prisonniers sans compter les femmes et les enfants.
400 Renardâ qui n'étaiout pas trës éloignéâ rcjoiguirent bientôt les vainqueurs. Ceux-ci n'étaient pas plus de 80 mais ils se détendirent avec tant de vigueur depuis la pointe du jour jusqu'à trois heureide l'aprèsmidi, qu'ils forcèrent les Renards à se retirer, après une perte très considérable. Cette action eut un excellent effet dans l'esprit de^ Sauvages.
^'Le sieur Pachot, lisons-nous dans un document officiel, et le nommé Bizaillon, sont les deux seuls Français qui se sont trouvés dans ces actions ; ils y ont parfaitement bien fait leur devoir et principalement le sieur Pachot qui s'est fort distingué. " (1)
La Cour récompensa le jeune Viennay- Pachot en lui accordant une enseigne dans les troupes de la marine.
Il était lieutenant d'une compagnie du détachement de la marine à l'île Royale en 1723.
L'année suivante, il s'embarquait pour la France pour aller vaquer aux aftaires de sa mère. Ce voyage devait lui^tre fatal. Il prit passage sur le Chameau pour revenir au pays. Ce vaisseau périt sur l'île Ro* yale dans la nuit du 27 au 28 août 1725. Le corps du lieutenant Vie nney -Pachot fut retrouvé et inhumé au Petit Lorembec.
iV. Marib-Josbttb Viennay-Pachot
Née à Québec le 25 décembre 1695.
Elle entra à l'Hôtel-Dieu de Québec le 15 septembre
La sœur Marie-Josette des Séraphins prononça ses derniers vœux sur son lit de mort
(l) Nouvelle- France. Documents historiques. Correspondance échangée entre les autorités françaises et les gouverneurs et intendants, volume 1er, page 119,
*'Une autre novice, nommée Marie- Toaottc Viennay- Pachot des Sëraphina, nous apprend la mîjre Juchereau, était malade de plus en plus, depuis la rouiçeole qu'elle avait eu. Elle tomba dans un état qui l'assurait d'une mort prochaine, qu'elle voyait venir avec tranquillité. Tout ce qu'elle craignait, c'est q\i\m ne lui permit pas de faire ses vœux -.mais la Communauté ayant égard au grand désir qu'elle avait de se consacrer h Dieu, la reçut quoique malade jugeant bien nue ce ne pouvait être pour longtemps. Eu etfot, son mal augmenta si fort, que l'on crut ne pouvoir pas attendre le terme de sa profession qui arrivait le 5 d'avril. EPc alla cependant plu'? loin ; co jour là, sa compagne avec qui elle avait pris l'habit, fit sa profession seule avec les cérémonies ordinaires. Les prêtres oflîcîants entrèrent ensuite pour recevoir en forme les vœux de la mourante. Ses parents s'y trouvèrent selon la permission de M. l'évoque, ils furent témoins de ses souffrances et de son courage. Dieu lui donna de nouvelles forces pour faire -cette sainte action; et n'ayant plus rien à souhaiter en ce monde, elle ne pensa plus qu'à se disposer à mourir. Elle souffrit beaucoup jusqu'au 1er de mai 1715, qu'elle décéda âgée de 20 ans. Elle était naturellement gaie, sîncîîre et reconnaissante des avis qu'on lui donnait. Elle s'était toujours distinguée par sa modestie dans sa famille qui était un peu mondaine. Dieu l'ayant purifiée par de cuisantes douleurs qui accompagnèrent sa maladie et qui no l'empêchèrent pas de se procurer avec une singulière présence d'esprit tout ce qui pouvait servir à former des actes de toutes les vertus. " (1)
(1) Histoire de V Hôtel-Dieu de Québec, page 543.