II. Louis-Charles Juchbrrau de Saint-Denys
Né à Saint-Joan-Baptiste du Presidio du Nord.
En 1765, il servait en Louisiane en qualité de lieutenant.
En 1770, il fut nommé alcade ordinaire de la Nouvelle-Orléans.
'1 mourut à Natchitoches le 7 février 1778, et fut inhumé dans l'église Saint-François.
(1) " L'an de grâce 1737 le 29 avril, Dame Mario-Rose Juchci'ot do Stlienia, épouse de Mr. Jacques De LaChaiso, usée de 21 ans et demi, de celte paroisse dc-cédée le 28 du du mois, a été inhumée en Téglise en prcsence des témoins qui ont signé.— P. Vitiy, Prêtre do la Compagnie de Jésus. Mai-et de la Tour Macdonogh. "
II avait épousé Marie Barbier.
Nous croyons qu'il mourut sans enfants. Du inoin<9 un jugement de 1781 ordonne de partager sa succession entre sa veuve Jîarie Barbier, et ses héritiers légitimes Félicité de Mezière, sa nièce ; madame de Soto Bermudes, sa sœur ; Antoine de La Chaise et Louis-Charles de Blanc, ses neveux, après avoir déduit le montant apporté au mariage par sa dite épouse.
III. Marib des Douleurs (Dolores) Simone Juchbreau DE Saint-Denys
Née àSaint-Jenn-Baptiste du Presidio du Nord.
Mariée à Natchitochee, église Saint-François, le 9 juin 1750, à roessiro Césaire de Blanc, commandant du fort royal de Saint-Jean-Baptiste,po8te des Natchitoches, chevalier de l'orire royal et militaire de Saint- Louis, né en la paroisse des Acoules à Mai'seille.
M. de Blanc mourut à NatchUoches le 8 avril 1763, et fut inhumé dans l'église Saint-François le lendemain.
De leur mariage naquirent deux enfants :
1. Louis-Oharies de Blanc né à Natchitoches le 29 avril 1758. Il fut de 1798 à 1803 commandant civil et militaire des postes de Natchitoches et des Attakapas sous le régime espagnol, et l'un des commissaires délél gués pour opérer la cession du territoire de la Louisiane par la France aux Etats-Unis e:i 18)3. Il mourut en 1825, sur sa terre qui forme aujourd'hui 1» portion septentrionale de la Nouvelle-Ibérie, et fut inhumé dans l'ancienne nécropole de Saînt-Martinvîller où son tombeau rongé par le temps et tombant en ruine, n*indiquera bientôt plus le lieu où repose le plus grand bienfaiteur des réfugiés de la malheureuse Acadie. C'était un brave homme. Les extraits suivants^
de son testaraout prouvent qu'il n'oublia jamais led principes religieux que lui avait inculqués sa pieuse mëre pendant son enfance :
** Je suis né et ai été baptisé dans 1 a religion catholique, apostolique et romaine, je veux y mourir en bon chrétien, si Dieu m'en fait la grâce ; il n'y a point en ce monde de vrai consolation, si ce n'est l'espirance que nous devons avoir en la miséricorde du Seigneur, notre rédempteur et notre Dieu ; mettez y tous, mes très chers bien aimés enfants, toute votre plus grande confiance ; priez le avec ferveur, adorez le de tout votre coBur ; demandez lui sincî^reraent pardon de vos offenses ; il vous bénira et ne vous abandonnera jamais ; persuadez vous bien que la religion est la seule consolation qu'éprouve l'honnête homme en ce monde : elle calme notre esprit, ch is33 noi muivaisos pjnsieî, adoucit nos peines, tranquillise notre conscience et nous fortifie dans l'espérance, la foi et la charité.
" Je demande pardon à Dieu, de tout mm cœur de l'avoir si souvent offensé ; ah ! que sa miséricorde est grande et inspire de confiance. Oui, je crois en Jésus- Christ, son fils unique ; j'intercède sa bonté toute divine, j'attends tout de son précieux sang expiatoire, versé sur la croix pour le salut des hommes, je supplie la bienheureuse vierge Mario, toujours vierge, saint Louis et saint Charles, mes deux patrons, ainsi que tous les saints et saintes du Paradis de prier pour moi, afin que Dieu, maître de toutes choses, ait pitié de moi et de toutes mes imperfections, toujours inséparables de la faiblesse humaine, et me fasse la grâce de participer à la vie éternelle.
** Mes très chers enfants, je recommande mon âme à vos bonnes et ferventes prières, et aussi pour celle qui vous a donné le jour, et qui vous a tant aimé, et à
celles de tous les fidèles. Je demande sincëremeut pardon à tous ceux que je pourrais avoir oftensé, ma conscience ne me reproche rien, je meurs sans en vouloir à personne, seulement avec le plus grand regret de n'avoir pu satisfaire mon cœur, de ce que j'ai si pouvent désiré de faiie pour le soulagement des pauvres.
'' Mes cliers enfants, comme de bons citoyens, vous devez dans toutes les occasions être utiles à votre pays, le servir avec tout le zèle possible, et le plus grand désintéressement ; je vous recommande expressément de ne jamais abuser des pouvoirs qui vous seront donnés, d'être toujours justes, de consoler les malheureux, et de les secourir si vous pouvez ; votre père ayant constamment servi son pays, sous tous les diflérents gouvernements qui Tout régi, dans la durée de sa longue administration de justice, il n'a toujours suivi que les impulsions de son caur, et les impressions de ses invariables sentiments ; s'il ne vous laisse pas ce que l'on appelle en ce monde richesse dont malheureusement on ne fait que trop souvent le plus mauvais usage, sans penser jamais à connaître une belle œuvre, il vous laisse la fortune la plus précieuse, la plus grande de toutes : l'amour pour le Seigneur notre Dieu, et de plus l'honneur en partage.
'' Adieu, mes très chers et bien aimés enfants, adieu pour l'éternité, suivant la volonté du tout puissant Créateur du ciel et de la terre et de toutes choses en ce monde ; vivez en Dieu, pour Dieu, et par Dieu ; ayez toujours de la foi, de l'espérance et de la charité ; je vous le répète la religion seule nous console dans nos peines et nos afflictions, soyez toujours bons et fidèles citoyens, vivez en bons frères, en bonnes sœurs
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comme de bons chrétiens, que Dieu répande sur vous et vos familles ses grâces et bénédictions. Amen. '* Louis-Charles de Blanc avait épousé^ à la Nou. velle-Orléans, vers 1772, Elizabeth Pomponne d'Erneville, fille de messire Pierre-Henri d'Erneville, chevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Pélagie Fleurian. De ce mariage naquirent douze enfants :
A. Joseph-Marie-Charles de Blanc né à Niitchitoches le 14 avril 177tJ, marié h Madeleine LaCour, puis, en seconde noces, à Marie- Adële-Olivier de Vezin. De son premier mariage il eut A. Marie- )osephte-Zoé de Blanc née à Natchitoches le 30 novembre 1795. De son second mariage naquirent B. Elmina de Blanc, mariée '\ François Des Mazilliëres Dusuau de La Croix. C. Clara de Blanc, mariée à Charles d'Espanet de Blanc.
B. Marie-Louise-Marthe de Blanc née à Natchitoches le 30 juillet 1777 ; mariée à Neuville-Brognier de Cloue\
C Louis-Césaire-Marie do Blanc né à Natchîtoches le 7 septembre 1779.
D. Jean-Baptiste d'Espanet de Blanc né à Natchitoches le 20 janvier 1782 ; marié, en 1806, à Adélaïde, tille de Balthazar Dusuau de LaCroix et de Marie Dufouchard de Qruy. Enfants : A. Marie-Estelle- Isabelle d'Espanet de Blanc mariée à Joseph Dusuau de LaOroix. B. Louis d'Espanet de Blanc marié à Constance LaBranche. C. Charles d'Espanet de Blanc marié à Clara de Blanc. D. Adèle d'Espanet de Blanc mariée à Jules-Germain-Olivier de Vezin. E. Saint- Denys d'Espanet de Blanc marié à Calistine Villeré. F. Emilie d'Espanet de Blanc mariée au docteur William Moore. G. Césaire d'Espanet de Blanc marié à
Elîeka Villeré. H. Adolphe d'Espanet de Blanc marié à Mathîlde Fortier. /. Rosa d'Espanet de Blanc mariée à Pierre-Charles Des Mazilli^resDusuau de LaCroîx.
B. Céleste-Mathilde de Blanc née à Natchitoches le 16 juin 1783 ; mariée à Charles-Olivier de Vezîn.
F. Jean-Baptiste-Thomas de Blanc né à Natchîto* ches le 8 septembre 1784 ; marié à 2k)é, fille de Emmanuel Dos Mflzillières Dusuan de LaCroix et de Anue- Fran çoise-ZoéGeneviève LeBreton.
G. Pierre-Georgo-Cépaire de Blanc né à Natchîtoches le 14 janvier 1786.
H. Marie-Aspasie de Blanc née à Natchitoches le 12 mars 1788 ; mariée à Jean d'Arby. •
1. leabelle-Mercelite de Blanc née à Natchitoches le 14 avril 1750 ; mariée à Louis Pelletier delaHouseaye.
J. Marie- Josephte-Constance de Blanc née à Natchîtoches le 26 octobre 1791 ; mariée à François Saint- Marc d'Arby.
K. Marie-Mélanîe de Blamc née à Natchîtoches le 4 octobre 1793.
L. Maximilien d'Erneville d« Blanc né à Katchitochesle 12 octobre 1794 ; marié, A Saint-Martinville, à Aspasio Cas tille. Enfant : Joseph-Aristide de Blanc né à Saint-Martinville le 30 novembre 1823 et décédé à la Nouvelle-Orléans le 8 décembre 1882. Il avait épousé, à la Nouvelle-Orléans, le 11 février 1844, Delphine, fille de Claude Jousset de Laloire et de Pélagie- Eliza de Villaneuva, qi:i lui donna dix enfants. (1)
2. Jacques- Maurice de Blanc né à Natchitoches le 22 octobre 1756.
(1) L*un doux, M. JoFeph-Arifc>tide de Blanc, jr, est caissier de la rcoplc's Bank, à la Nouvelle Orléans.
JOSEPH-ARISTIDE DE BLANC, Jk
Cfi