‹ La famille Juchereau DuchesnayChapitre 62 sur 126 · Anonyme né et décédé à Beauport le 9 février · texte numérisé non relu

Anonyme né et décédé à Beauport le 9 février

1781. Inhumé dans le cimetière.

*• Catherine-Adélaïde d'Irumberry de Salaberry née à Beauport le 26 mars 1782. Elle mourut au même endroit le 14 décembre 1839, et fut inhumée dans l'église de Beauport.

•• Maurice-Roch d'Irumberry de Salaberry né à Beauport le 2 octobre 1783. Par l'influence du duc de Eent,il obtint une commission dans l'armée anglaise. Il mourut dans les Indes Orientales, sur la rive gauche de laTomboodra, le 17 octobre 1809. Ses frères d'armes du 1er Régiment d'Angleterre lui firent élever un superbe tombeau.

7» François-Louis d'Irumberry de Salaberry né à Beauport le 5 janvier 1785. Le duc de Kent le fit

entrer en qualité de lieutenant dans le régiment Royal Scotch qui servait dans les Indes. 11 ne put résister longtemps au climat fatal de ce pays. 11 mourut à Sccumderabad le 6 avril 1811.

^ Charlotte-IIermine-Louise^atherine d'Irumberry de Salaberry née à Beauport, le 9 janvier 1787 ; mariée à Beauport, le 3 novembre 1808, à Michel-Louis Juchereau Duchesnay. Elle mourut le 28 janvier 1824, et fut inhumée dans l'église paroissiale de Beauport. (1)

•• Catherine- Amélie-Charlotte d'Irumberry de Salaberry née à Beauport le 6 septembre 1788. Elle mourut au même endroit le 2 octobre 1861, et fut inhumée dans le cimetière de Beauport.

lO. Edouard-Alphonse d'Irumberry de Salaberry né à Beauport le 20 juin 1792. Il fut tenu sur les fonts baptismaux par le duc de Kent et la comtesse de Saint-Laurent. C'est son illustre parrain qui se chargea de son avenir. Il fut tué dans la nuit du 6 avril 1812, en conduisant une attaque sur Badajoz.

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MABIE-ANNE (2) JUCHEBEAU DUCHESNAY

Née k Beauport le 26 décembre 1712.

Décédée à Beauport le 15 septembre 1732. Inhumée (!ans l'église.

(1) Pour SCS enfants, voir phis loin.

(2) BaptisvC sous le nom de Anno seulement^

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ANTOINE JUCHEREAU DUCHESNAY (i)

Né à Beauport le 20 janvier 1704.

]1 se deetina à la carrière des armes.

Il se distingua dans tontes les batailles où il se trouva.

A Carillon, sa bravoure lui fit gagner les épaulettes de capitaine.

A la bataille des plaines d'Abraham il fit des prodiges de valeur.

La Cour reconnut ses services en lui accordant la croix de Saint-Louis.

La mort de son frëre Joseph, qui n'avait pas contracté mariage, le fit hériter de la seigneurie de Beauport comme l'aîné de la famille.

Lorsque Charles-Denis de Saint-Simon, prévôt de la maréchaussée en la Nouvelle-Fraùce, mourut en 1748, MM« de la Galissonniëre et Bigot proposèrent à la Cour de le remplacer par M. Duchesnay. " M. de Saint-

^ (1) Il Alt baptisé à Québec le 21 avril 1704 sous le nom d'Antoine. Il signe quelquefois Joseph- Antoine. L*abb5 Daniel lui donne erronément les prénoms do Joseph- Antoine-Thomas.

ANTOINE JUCIIEREAU DUCIIESNAV, sa

Simon, écrîvaîent-il8 le 1er novembre 1748, est mort depuis deux mois. Nous avons attendu jusqu'à présent à vous proposer cette place ayant cherché quelqu'un qui put y convenir. M. Duchesnay, gentilhomme de ce payri, est celui qui le remplacerait le mieux à ce que nous pensons. Nous ne lui connaissons que de bonnes qualités. " (1)

Charles-Denis Regnard Duplessis, sieur de Morampont, demandait aussi cette position. Son frère, le célèbre père jésuite Duplessis, fit pencher la balance en sa faveur. Il fut nommé le 1er mai 1749.

Le marquis Duquesne de Menneville, gouverneur de la Nouvelle-France de 1752 à 1755, choisit M. Duchesnay comme le capitaine de ses gardes. (2)

M. Antoine Juchereau Duchesnay. mourut à son manoir de Beauport le 12 juin 1772, et fut inhumé le surlendemain dans le cimetière de cette paroisse. (3)

Il avait épousé, à Québec, le 13 mai 1737, Marie- Françoise Chartier de Lotbhûère, fille de Eustache Chartier de Lotbinière et de Marie-Françoise Renaud d'Avesnee des Meloises.

Elle mourut à l'Hôpital-Général de Québec le 29 décembre 1 776.

Le notaire Jean-Claude Panet qui, en 1759, tint un journal des principaux événements arrivés dans la région de Québec, nous fait part d'une curieuse aventure dont madame Duchesnay fut, bien à contre-cœur sauH doute, une des héroïnes.

(1) Canada. Corrospondanco génjralo. 1748. Vol. 91,

(2) Franquct, Voyages et mémoires sur le Canada, page

(3) M. Langevin (^Nbtes sur les archives de Notre-Dame de Beauport, 2èrae livraison, page 203) dit qu*il fut inhumé dans IV'glise. L'acte de sépulture dit formellement " dans le cimetière. **

Pendant le bombardement de la capitale, en juillet 1769, un certain r ombre de dames de Québec s'étaient réfugiées à la Pointe-aux-Trembles.

Dans la nuit du 20 juillet, 1300 Grenadiers et Montagnards écossais débarquèrent dans les environs de la Pointe-aux-Trembles sans être aperçus.

" A trois heures et demie du matin, le 21, nous dit M. Panet, les douze cents hommes ont monté à la Pointe-aux-Trembles. Ils ont reçu une fusillade d'environ 40 Sauvages, où ils ont perdu six à sept hommes et autant de blessés Ils ont environné les maisons autour de l'église, et ont fait trois hommes prisonniers, les sieurs Laçasse, Laine et Frichet. Ils ont emmené environ treize femmes de la ville réfugiées au dit lieu, dont mesdames Duchesnay ; De Oharnay, sa mëre, sa sœur ; Mlle Couillard ; les familles Joly, Mailhiot, Magnan étaient du nombre. Ils les ont traitées avec toute la politesse possible. L3 général Wolfe était à la tête, et le sieur Stobo était du nombre, qui a fait bien des compliments. "

" Le lendemain, 22, continue M. Panet, environ les neuf heures, ils ont envoyé un parlementaire de l'Anse des Mëres pour offrir de remettre à terre toutes les femmes, à condition qu'on laisserait passer un petit bateau chargé de leurs malades et blessés. Cette offre a été acceptée. Nous avons été recevoir les femmes à l'Anse des Mëres à trois heures de relevée, et qui ont été reconduites avec beaucoup de politesse. Chaque officier a donné son nom aux belles prisonniëres qu'il avait faites. Les Anglais avaient promis de ne point canonner ni bombarder jusqu'à neuf heures du soir, pour donner aux dames le temps de se retirer où elles jugeraient à propos, mais que, passé cette heure, ils feraient un feu d'aise. Ils tinrent leur parole ; à neuf

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