V. AmÉLIB-ChARLOTTB JuOHEREAU DuCHKSNAt
Née à Québec le 27 février 1815.(1)
Elle mourut à Québec le 22 décembre 1835, et fut inhumée dans le cimetière de Sainte-Catherine de Fossembault.
(1) Baptisée à l'Hôpital-Général de Québec.
COLINAUGUSTUS-MONK CAMPBELT.
'• Cette charmante jeune personne enlevée dans peu de temps par une cruelle maladie, à une famille qui la chérissait tendrement, était ornée de tous les dons, que la nature n'accorde que si rarement aux mortels. Un esprit des plus séduisants, un caractère des plus doux, une figure des plus ^xprcMires et des plus bel* les, où se peignaient les sentiments de bonté et de bienveillance qui occupaient son âme ; cette £me si jeune qui se livrait avec tant de ferveur aux inspirations de la plus céleste piété, dans laquelle elle puisait toutes les vertus, qui en faisaient le plus bel ornement de la société, au milieu de laquelle elle vivait, et où sa mort a fait une impression de deuil et de tristesse qui ne s'efiacera jamais. Mais qui pourrait oublier cette aimable Amélie, qui à chaque pas qu'elle fit dans sa tlx>p courte existence, laissa tomber sur les malheureux, lin rayon de cette auréole de bonté qui l'environnait. Elle s'est envolée au bonheur. Dieu n'a pas permis qu'une si tendre fleur essuyât les orages de ce monde ; il l'a rappelée auprès de lui, avant qu'elle eût éprouvé les cha^ns et les douleurs, que nous avalons à longs traits, dans la coupe de la vie, et que sa mort fidt ressentir si vivement à sa famille et à ses amis.
" Jenno oi touchant objet d*un deuil trop légitime Le ciel (le tonn tuen dons m plût à to combler ; 11 bcmblait be pretwcr d'orner une victime Q» la mort à nos ycax eo pi'cssa d'immoler.
Nous t'avons vu briller un moment sur la terre, Rspoir de tes amis, orgueuilde tes parents *' (l)