LA FAMILLE COURAULT DE LA CO STE
On a écrit Courault de la Coste ou La Côte, Courrault de la Coste ou La Côte, Courreaud de la Coste ou La Côte, etc., etc. Notons que le fondateur de cette famille au Canada signait Courreaud de Lacoste. Ses descendants signaient de différentes manières, le plus souvent au son. L’orthographe Courault de La Côte est plutôt moderne.
Le 18 mai 1717, Pierre Courreaud de Lacoste, natif de la ville d’Angoulême, paroisse Saint-André, de présent en la ville de Québec, s’engageait volontairement au sieur Simon Soupiran, maître chirurgien. Citons le contrat reçu par le notaire Rivet: “ Qui (Soupiran) Ta pris et retenu à son service en qualité de garçon barbier et chirurgien pour deux années entières et consécutives qui ont commencé le premier de ce mois pendant lesquelles il s’oblige envers le dit Soupiran de faire toutes ses barbes tant de la ville que de la boutique, et tout ce quhl pourra faire concernant la chirurgie. ’’
Le même contrat nous fait connaître ce que le chirurgien Soupiran devait donner au sieur
(1) Ces notes, évidemment, ne regardent que les Hervieux alliés aux Le Compte Dupré. Cette famille Hervieux a formé plusieurs branches. Notes tirées du Dictionnaire généalogique de Mgr Tanguay.
Courault de La Coste en retour du travail qu’il ferait pour lui : “ Au moyen de quoi le dit sieur Soupiran s’oblige de le nourrirj loger et blanchir même lui faire raccommoder son linge, lui montrer tout ce qui lui sera possible dans l’art de chirurgie, le mener avec lui voir ses malades en ville, et le laisser aller à l’hôpital tous les jours à l’exception des mercredis, samedis, dimanches, et dans l’automne lorsqu’il sera nécessaire à la boutique, comme aussi lui fournir les rasoirs et outils concernant la chirurgie. .
Pierre Courault de La Côte, évidemment, n’avait pas la vocation médicale puisque dès l’année suivante nous le voyons faire le commerce à Montréal. Le chirurgien Soupiran lui avait rendu sa liberté.
A Montréal, le 26 septembre 1718, Pierre Courault de La Côte épousait Marie-Anne Macé, veuve de Guillaume Mailhiot. Elle décéda le 24 septembre 1721, après avoir donné deux enfants à son mari.
En secondes noces, à la Pointe-aux-Trembles de Montréal, le 20 mars 1722, Pierre Courault de La Côte épousa Marguerite Aubuchon dit Lespérance, fille de Jacques Aubuchon dit Lespérance et Marie-Ursule-Philippe Etienne. Celle-ci survécut à son mari et décéda à Montréal le 24 avril 1784.
Enfants des deux mariages de Pierre Courault de La Côte :
1° Pierre Courault de La Côte né à Montréal le 21 septembre 1719. Décédé au même endroit le 12 mars 1723.
2° Anonyme né et décédé à Montréal le 22 septembre 1721.
3° Pierre Courault de la Côté né à Montréal le 21 décembre 1723. Marié à Montréal, le 24 novembre 1745, à Louise Le Compte Dupré(U.
4° Jacques Courault de La Côte né à Montréal le 10 mars 1725.
Décédé au même endroit le 26 décembre
5° Anonyme né et décédé à Montréal le 19 février 1726.
6° Marquer ite-Josephte Courault de La Côte née à Montréal le 27 janvier 1727. Mariée, le 22 août 1745, à Ignace-René d’Ailleboust.
7'’ Marin Courault de La Côte né à Montréal le 8 février 1728.
8° Théodore Courault de La Côte né à Montréal le 30 janvier 1729. Décédé au même endroit le 8 mars 1733.
9° Catherine Courault de La Côte née à Montréal le 3 avril 1730.
Apparemment, il n’existe plus de descendants directs de Pierre Courault de La Côte, mais deux autres Courault vinrent s’établir ici sous le régime français. L’un, Cybar Courault, était également d’Angoulême, fils de Guillaume Courault et de Guillemine Chambault. L’autre, Pierre Courault, était fils de Pierre Courault et de Jeanne Papot, de la paroisse Saint-Jacques, ville de Poitiers. Ceux-ci eurent plusieurs enfants et peut-être se sont-ils perpétués.
LA FAMILLE D’ESTIMAUVILLE DE BEAUMOUOHEL
Dès les premières années du quatorzième siècle, il est question, dans les chroniques de
(1) La liste de leurs enfants a été donnée plus haut.
Normandie, d’un Paul d’Estimauville, écuyer. A partir du milieu du siècle suivant, la généalogie de nos d’Estimauville de Beaumouchel s’établit sur des pièces absolument probantes.
Jean-Baptiste-Philippe d’Estimauville, sire et baron de Beaumouchel, né le 12 mars 1714, à Trouville, généralité de Rouen, obtint une compagnie dans les troupes du détachement de la marine et servit à l’île Royale. Il épousa Marie-Charlotte d’Ailleboust et en eut neuf enfants. Les six premiers naquirent à Louisbourg et les autres à Port l’Evêque, en France.
L’aîné des fils, Jean-Baptiste-Philippe- Charles d’Estimauville, né à Louisbourg le 21 mai 1750, fut lieutenant au 60® Régiment puis agent des Sauvages à Saint-François-du-Lac. Il fut ensuite grand-voyer du district de Québec. Il décéda à Québec le 12 mai 1823. De son mariage avec Marie-Josephte Courault de La Côte, il eut trois enfants :
1° Jean-Baptiste-Philippe d’Estimauville, qui continua la lignée.
2° Marie-Joséphine d’Estimauville, qui devint madame Antoine-Ovide Tarieu de Lanaudière.
3° Marguerite d’Estimauville qui fut la femme de l’honorable juge Jean-Roch Rolland.
Jean-Baptiste-Philippe d’Estimauville, qui continua la lignée, fut greffier de la cour de vice-amirauté de Québec puis député grandvoyer du district de Québec. Il décéda à la Rivière-du-Loup le 17 septembre 1823. Marié à Marie-Josephte Drapeau, il eut six enfants:
1° Anonyme.
2° Jean - Baptiste - Joseph - Pierre d’Esti-
mauville, décédé en bas âge.
3° Joseph- Alexandre-César d’Estimauville qui fut prêtre et décéda vicaire à Saint-Roch de Québec.
4° Marie-Antoinette-Léocadie d’Estimauville, qui fut mariée à William Buies (mère d’Arthur Buies).
5° Robert- Anne, chevalier d’Estimauville, qui continua la lignée.
6° Josephte - Joséphine - Eléonore d’Estimauville, qui fut mariée à Louis-Paschal-Achille Taché puis à Léon-Charles Clément, notaire.
Robert-Anne, chevalier d’Estimauville, qui continua la lignée, fut avocat et décéda à Montmagny le 20 janvier 1872.
Marié à Zoé-Adèle Couillard, il eut seize enfants dont un seul a perpétué le nom d’Estimauville, marié à Rose-Amanda-Délina Simard. Un autre fils de M. d’Estimauville, Roch- Arthur-Charles, fut zouave pontifical et décéda à Rome non marié le 20 août 1868.
Le chevalier Robert-Anne d’Estimauville de Beaumouchel, né à Louisbourg le 3 décembre 1754, est l’auteur de la branche cadette de la famille. Cette branche est devenue protestante. Le chevalier d’Estimauville servit dans l’armée française jusqu’à la Révolution puis revint au Canada après la paix d’Amiens. Ici, il fut député-grand-voyer, puis grand connétable de Québec et enfin gentilhomme huissier de la Verge Noire au Conseil législatif. Il décéda à Québec le 31 juillet 1831. Il avait publié à Londres, en 1829, un ouvrage sur le Canada, où, d’après Bibaud, il “ ne se montra pas Canadien mais dit de grandes vérités ”. Marié deux fois, il eut trois enfants :
1° John d’Estimauville de Beaumouchel.
2° Louise Wright d’Estimauville, qui décéda non mariée.
3° Frederick Henry d’Estimauville, qui fut trésorier des chemins à Québec et finit par s’établir aux Etats-Unis.
Le fils aîné, John d’Estimauville de Beaumouchel, fut aussi trésorier des chemins à Québec. Il décéda le 8 janvier 1830. Marié à Sophia Hunter, il eut trois enfants:
1° Sophie-Charlotte d’Estimauville, qui fut mariée à Thomas R. Tanner, puis à Henri- Auguste Rolland.
2° Robert d’Ailleboust d’Estimauville de Beaumouchel qui naquit à Québec le 16 février 1827, passa jeune aux Etats-Unis où il transforma son nom noble en celui très plébéien de Robert Desty. Il se fit recevoir avocat et s’établit à San Francisco pour y exercer sa profession. Desty se fit bientôt une grande réputation comme juriste. Ses traités de droit ont servi longtemps aux tribunaux et aux avocats américains. Il décéda à Rochester, état de New- York, le 27 septembre 1895.
3° Eustache - Charles d’Estimauville de Beaumouchel, né à Québec le 21 octobre 1828, et décédé en bas âge ( 1 ) .