‹ La famille PanetChapitre 50 sur 85 · BERNARD-ANTOINE PANET · texte numérisé non relu

BERNARD-ANTOINE PANET

Né à Québec le 26 août 1780.

Après avoir étudié le droit pendant cinq années sous la direction de son père» il obtint» le 16 mai 1805, un brevet d'avocat.

Le 28 avril 1827, M. Panet était nommé coroner du district de Québec. Il occupa cette charge jusqu'à vSa mort, seul du 28 avril 1827 au 8 octobre 1831, puis de cette date au 2 octobre 1839 avec son frère Charles Panet, et de cette dernière date à sa mort avec son fils Jean- Antoine Panet.

M. Panet fut major dans la milice canadienne.

Bernard- Antoine Panet mourut à Bourg- Louis le ler juillet 1854, et fut inhumé dans le cimetière de l'église protestante de sa seigneurie.

Il avait épousé, à Québec, le 13 juin 1814, Harriett Antill, veuve du docteur Charles Blake.

Bile décéda à Québec, à l'âge de 68 ans, le 23 juillet 1849, et fut inhumée dans le cimetière Mount- Hermon.

De leur mariage étaient nés quatre enfants :

' JEAN-ANTOINE PANET Né à Québec le 10 avril 18 15.

Il fut reçu avocat le 17 juin 1836.

Le 2 octobre 1839, il était nommé coroner du district de Québec conjointement avec son père. A la mort de ce dernier il fut seul titulaire de cette charge importante. Sa commission est en date du 25 août

M. Jean- Antoine Panet mourut à Québec le 25 décembre 1860, et fut inhumé dans le cimetière Mount-Hermon ,

Il avait longtemps fait partie du bataillon d'artillerie de Québec d'abord comme enseigne, puis comme lieutenant et enfin comme capitaine.

M. Panet avait épousé, à Québec, le 25 septembre 1850, Josephte-Ursule, fille de Joseph- François- Xavier Perrault, protonotaire du district de Québec, et de Marie- Esther Lussier.

De ce mariage était née une fille :

Marie-Henriette Panet née à Québec le dernier jour de septembre 1853. Décédée à Québec le 21 octobre 1854, ^^^^ ^^^ inhumée dans le cimetière Saint- Louis.

Après la mort de son mari, madame Panet entra à l'hospice des Sœurs de la Charité, à Québec, en qualité de dame pensionnaire. Elle sentit bientôt l'attrait de la grâce qui l'appelait à un sacrifice plus entier. Elle résolut alors de consacrer le reste de sa vie au service de Dieu et des pauvres chez les Sœurs de la Charité, et, foulant aux pieds les répugnances de sa fière nature, elle se soumit à toutes les épreuves qu'on jugea prudent de lui faire subir pour s'assurer de sa vocation qui paraissait un peu extraordinaire. Le refus même que l'on fit d'abord de l'admettre au noviciat ne fit qu'enflammer son désir, et une fois entrée dans la voie de la perfection, cette âme éner-

gique ne regarda jamais en arrière. Elle entra au noviciat le i8 juillet 1863.

Désireuse de réparer les années passées au milieu des frivolités du monde, elle s'efïorça d'employer le temps qui lui restait dans la pratique des vertus solides.

L'humilité et la pauvreté avaient surtout un attrait particulier pour son cœur ; elle recherchait toutes les occasions de la pratiquer, demandant pour son usage les habits les plus vieux de la maison et s' estimant heureuse de servir ses sœurs. Elle avait compris cette parole des Saints lyivres : "Le Seigneur aime celui qui donne avec joie," car jamais elle ne laissait paraître les révoltes naturelles qu'elle devait nécessairement ressentir au milieu des occupations si contraires à ses anciennes occupations.

La sœur Sainte- Monique consomma son dernier sacrifice dans l'acte même de la plus héroïque charité. Au mois de janvier 1892, une jeune sœur de la mission de Lévis, où elle se trouvait, tomba dangereusement malade. Elle offrit sa vie à Dieu à la place de cette religieuse, qui, à cause de son jeune âge, disait-elle, pouvait rendre service à sa communauté pendant de longues années. Cette prière héroïque fut exaucée, la jeune sœur revint à la santé, mais la sœur Sainte- Monique se sentit frappée et bientôt elle allait à la maison-mère pour y mourir.

C'était un spectacle attendrissant de voir la joie et la paix célestes qui brillaient sur son visage. On sentait, en l'approchant, que son âme était depuis longtemps détachée des choses terrestres, et que le lien qui la retenait encore ici-bas, allait bientôt céder à l'ardent désir qu'elle avait d'être réunie à son céleste Epoux. Ce fut dans ces sentiments qu'elle reçût les derniers sacrements.

l,a sœur Sainte-Monique expira doucement dans la nuit du 20 janvier 1892. Elle était dans la soixantedeuxième année de son âge, et la vingt-huitième de sa vie religieuse.

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