BRANCHE DE MONTREAL C
Première génération : Pierre-Mérti Panet
PIERRE-MÊRU PANET (2)
Il naquit à Paris, paroisse Saint-Germain l'Auxerrois, en 1731.
Il était le quatrième enfant de Jean-Nicolas Panet, caissier de la marine, et de Marie-Françoise Foucher.
Pierre-Méru Panet fut élevé et vécut chez son oncle Foucher, chanoine, frère de sa mère.
C'est en 1746 qu'il vint rejoindre son frère Jean- Claude établi à Québec depuis 1740.
En T752, il agit comme procureur à Québec.
Deux années plus tard, en 1754, il est commisgreffier de la Prévôté à Québec. (^)
Le 15 décembre 1754, Jean-Victor Varin, faisant fonction d'ordonnateur en la Nouvelle-France en l'absence de Bigot, intendant, donnait une commission de notaire royal pour le gouvernement de Montréal à Pierre-Méru Panet en remplacement de Jean-Henry Bouron, démissionnaire. (*)
Le 10 août 1756, l'intendant Bigot confirmait la
(i) MM. E.-Z. Massicotte et F.-J. Audet nous ont fourni de nombreux et importants renseignements sur la famille Panet, branche de Montréal. Nous leur offrons ici tous nos remerciements pour leur bon vouloir à notre égard.
(2) Voir p. 3.
(3) Note de M. Philéas Gagnon.
(4) Ordonnances des Intendants, vol. 41, p. 3.
commission donnée à Pierre-Méru Panet par Jean- Victor Varin. (^)
Après la conquête, sous le règne militaire, en 1761, il fut nommé greffier du "Conseil des Capitaines de Montréal", établi pour administrer la justice. Dans les papiers du temps, il est appelé couramment "greffier de Montréal". (2)
A l'établissement du gouvernement civil, sa charge de greffier fut abolie.
Pierre-Méru Panet se fit alors donner une commission d'avocat. Elle est datée du 15 juillet 1768. Moins de deux mois plus tard, le 6 septembre 1768, il obtenait une commission de notaire pour toute la province. Il exerça concurremment ces deux pro. fessions jusqu'à sa nomination comme juge. (^)
En 1775, lorsque le gouverneur Carleton nomma des gardiens de la paix et commissaires, en attendant le fonctionnement régulier de l'Acte de Québec, il fut beaucoup question de M. Panet pour l'une de ces charges. C'est M. de Rouville qui eut la nomination pour le district de Montréal. Nous lisons dans une lettre écrite le 9 novembre 1775, quelques mois après la nomination de M. de Rouville: "Pierre Panet, de Montréal (qui est le frère de l'autre, mais un tout autre homme) devait s'attendre à être fait juge si quelque Français devait l'être. Il a réellement du talent, et a été greffier à la cour des capitaines de la milice, immédiatement après la conquête du pays, on peut dire à la fois greffier et juge en chef. Il devait certainement, en cette occasion, être préféré de beaucoup à Rouville." (*)
(i) Ordonnances des Intendants, vol. 40, p. 20.
(2) Jacques Viger, Règne militaire en Canada, p. 22.
(3) Kn 1773, Pierre-Méru Panet prêta 41,200 livres pour aider à l'achat du château Vaudreuil, à Montréal, pour installer le collège Saint-Raphaël.
(4) L'abbé Verreau, Invasion du Canada, p. 371.
Le 12 novembre 1775, M. Panet fut un des citoyens de Montréal chargés de s'entendre avec le général Montgomery pour la capitulation de cette ville.
Les Bostonnais ne l'aimaient pas beaucoup. En apprenant la défaite de Montgomery sous les murs de Québec, le général Wooster, qui commandait à Montréal, s'empressa d'envoyer un officier et un nombreux parti de soldats pour désarmer M. Panet et un certain nombre de ses amis qui passaient pour d'ardents royalistes.
Le 25 avril 1778, M. Panet était nommé juge de la Cour des Plaidoyers Communs pour le district de Québec, en remplacement de son frère l'honorable Jean-Claude Panet. décédé.
L'administrateur du gouvernement, M. Alured Clarke, nomma, le 16 septembre 1791, M. Panet conseiller exécutif de la province de Québec.
Lorsque, en 1792, la Chambre d'Assemblée se réunit pour la première fois, l'honorable juge Panet fut un des commissaires nommés pour administrer les serments aux députés nouvellement élus.
En 1784, l'honorable M. Panet, fatigué par le travail plus que par les années, se démit de ses fonc* tions de juge pour prendre un repos bien mérité.
Il mourut à Montréal le 15 juin 1804.
M. Panet avait épousé, à Québec, le 2 octobre 1754, Marie- Anne Trelîlé-Rottot, fille de Pierre Trefflé-Rottot, négociant, et de Elizabeth Gauthier.
De ce mariage naquirent :
MARIE-ANNE PANET Née à Montréal le ler août 1755.
Décédée à Saint-Laurent (près Montréal) le lo janvier 1756.
MARIE-ANNE PANET
Née à .... le ... . 1756. Décédée à Montréal le ler mars 1757 (à l'âge de cinq mois),