PIERRE-LOUIS R. D’A. DES MÊLOIZES
Né à Québec le 13 mai 1735.
Décédé à Beauport le 4 août 1735, et inhumé dans le cimetière de cette paroisse. (1 2)
(1) Ce renseignement nous est fourni par M. le comte des Méloizes. Les registre? paroissiaux de Québec généralement been tenus ne font cependant aucune mention de la mort de Eustache-Louis Renaud d’Avène des Méloizes.
(2) Lacté de sépulture porte Joseph-Pierre mais c’est bien de Pierre-Louis dont il
s agit. *
LUUISE-GILETTË R. JL)' A VE NE DES MÉLOIZES Épouse de Louis-Antoine Dazemard de Lusignan.
Première génération François-Marie R. d’A. des Méloizes Deuxième génération : Nicolas-Marie R. d’A. des Méloizes Troisième génération : Nicolas R. d’A. des Méloizes
Né à Québec le 21 novembre 1729.
Il entra dans l’armée dès qu’il fut en âge de servir.
En 1755, il assistait, à la tête de sa compagnie, à la bataille du lac Saint-Sacrement où les Français furent défaits à cause de la présomption du général Dieskau.
En 1757, une petite troupe canadienne commandée par M. Eigaud de Yaudreuil et ayant pour officiers MM. de Corbière, de Langlade, Hertel, La Chapelle et des Méloizes, attaquait, aux environs de Carillon, 22 barges anglaises contenant 350 hommes commandés par le colonel Parker, qui avait succédé à Schuyler. Ils s’emparèrent de 20 barges et firent beaucoup de prisonniers.
M. des Méloizes était, le 8 juillet 1758, à l’affaire de Carillon, où Montcalm battit l’armée anglaise.
Le 1er janvier 1759, M. des Méloizes était fait aidemajor des troupes détachées de la marine au Canada.
Le 28 avril 1760, à Sainte-Foy, il remplissait les fonctions de capitaine aide-major, li fit dans cette journée des prodiges de valeur et fut blessé à la cuisse d’un éclat de bombe.
M. de \raudreuil, écrivant au ministre Berryer, de Montréal, le 3 mai 1760, dit :
“M. des Méloizes, capitaine aide-major de nos troupes, attaché à la brigade de la marine, fit des prodiges de valeur ; il eut enlevé deux drapeaux aux eunenris qu’il avait laisse derrière lui, si un faux avis ne lui eut persuadé que ces drapeaux étaient déjà entre les mains du régiment de Guyenne.”
Le chevalier de Lévis, témoin de sa belle conduite, écrivait à son tour à M. Berryer, le 28 juin 1760 :
“ Ije sieur Mélouèze (Méloizes), premier capitaine-aidemajor, a été blessé dangereusement ; c’est un officier de
NICOLAS RENAUD D’AVENE DES MELOIZES*
•distinction et qui a des talents. Je crois qu’il mérite la •croix de Saint-Louis ; cette grâce donnera de l’émulation aux officiers de l’état-major. ” (x)
Cette récompense tant convoitée par tous les braves lui fut accordée le 24 mars 1761.
M. des Méloizes s’embarqua pour la France avec les débris de l’armée française.
Jeté à la Bastille avec un grand nombre de ses compagnons d’armes, sous le prétexte qu’ils avaient pris part aux prévarications de l’intendant Bigot, il fut honorablement acquitté après une longue instruction.
Le 11 janvier 1764, le roi faisait adresser la lettre suivante au duc de Praslin :
“ M. des Méloizes, ci-devant capitaine aide-major en Canada, avant, monsieur le duc, été retenu à la Bastille pour les affaires du Canada dans lesquelles il n’a point eu de part puisqu’il a éié déchargé par le jugement de toute accusation, il a besoin de passer dans cette colonie pour aller vaquer à ses affaires et y vendre son bien. Je vous prie de vouloir bien lui obtenir de la cour d’Angleterre par le canal de M. de Guerchy, une prolongation de terme d’une année au delà de celui fixé par le traité, sa détention ayant été plus longue que ce temps là, afin qu’il puisse jouir dans cette colonie de toutes les facilités promises par le même traité du bénéfice duquel il n’a pu profiter puisqu’il .se trouvait détenu. Il compte passer à Québec dans les six premiers mois de cette année.” (2)
M. des Méloizes revint, en effet, au Canada dans le cours de 1765, et vendit son fief de Neuville à Joseph Brassard Descheneaux.
En 1787, il siégea à l’assemblée provinciale de l’île de France comme représentant de la noblesse pour le département de Senlis.
Il décéda à Blois le 11 septembre 1803.
(1) Lettres du chevalier de Levis concernant laçmerre du Canada, p. 364.
(2) Lappurt concernant les archives canadiennes pour l'année 190k, p. 28.
M. des Méloizes avait épousé, au. château de Eresnoy, le 5 janvier 1767, Agathe-Louise, fille du marquis de Eresnoy et d’Elisabeth-Louise Blanchard de la Rochette. Le marquis de Eresnoy descendait par sa mère de l’amiral de Coligny, si célèbre dans les guerres de ,1a Erance. Agathe-Louise de Eresnoy étant enfant unique transmit à la famille des Méloizes le titre de marquis de Fresnoy, conféré à Henri de Fresnoy, son aïeul, au mois d’août 1652, et dont par une flatteuse dérogation aux règles établies, la jouissance avait été étendue à la descendance féminine. “ Ayant égard, est-il dit dans ces lettres, aux grands et recommandables services que notre cher et bienaimé Henri de Eresnoy, sieur de Neuilly, nous a rendus, et à ceux que ses père et ayeux ont ci-devant faits à nos prédécesseurs rois . Mettant d’ailleurs en considé¬
ration la qualité de la terre et seigneurie de Eresnoy. . . . relevant entièrement de nous .... avec droit de haute, moyenne et basse justice, et de laquelle sont tenues et
mouvantes plus de cinquante terres nobles . avons
de grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale .... érigé en titre, dignité et prééminence de marquisat les dites terres et seigneuries de Fresnoy, Heuilly, Saint-Just, Bornel, Bâillon, etc, etc, sous le nom de Eresnoy, pour en jouir et user le dit sieur de Eresnoy, ses hoirs successeurs et ayant cause mâles et femelles, pleinement, paisiblement et perpétuellement, nonobstant tous règlements, ordonnances, déclarations et lettres à ce contraires, auxquels nous avons dérogé et dérogeons.”
Madame des Méloizes décéda à Blois le 2 avril 1808. Dernière descendante de la maison de Fresnoy, elle transmit, comme nous venons de le voir, à la famille des Méloizes le titre de marquis de Fresnoy.
Elle laissait un fils et deux filles :
AGATHE-LOUISE DE FRESNOY Epouse de Nicolas R. d’A. des Méloiz^s,