‹ La famille Renaud d'Avène des MéloizesChapitre 16 sur 24 · MAXIME R. I)’A. DES MÉLOIZES-FRESNOY · texte numérisé non relu

MAXIME R. I)’A. DES MÉLOIZES-FRESNOY

Né à Blois le 26 novembre 1812.

Sous le règne de Louis-Philippe, il fut consul de France à, Damas, puis à Beyrouth, et se distingua dans ces deux postes par son courage et son dévouement à ses nationaux pendant l’expédition de Méhémet-Ali en Syrie (1840).

Il devint ensuite chef de cabinet de M. Drouin de Lhuys, dont il était l’ami personnel.

Plus tard, il fut consul général de France à Amsterdam, puis ministre plénipotentiaire à Weimar, à Carlsruhe, et enfin à Munich.

“ C’était un homme bienveillant, extrêmement affable, de manières charmantes, d’un jugement très sain, de sentiments élevés, et d’une droiture inflexible, mérite bien rare dans une époque où la rouerie et la duplicité dominaient de plus en plus au sein des gouvernements, s’y faisant les alliés des forces révolutionnaires, pour précipiter l’Europe dans les aventures les plus subversives.

“ M. des Méloizes était complètement étranger à la cabale qui, sous les auspices du prince Naooléon, avait inspiré la guerre d’Italie et qui vers 1866 nous entraîaait dans la fatale complicité de l’alliance italo-prussienne.

“ Cette cabale s’incarnait surtout dans trois personnages dont l’influence fût particulièrement funeste à notre politique en Europe, bien qu’ils aient plus tard, chacun pour son compte, répudié cette affinité, c’étaient MM. Eouher, de la Valette et Benedetti. Tous trois étaient ardents zélateurs de l’unité italienne, singulière passion pour des hommes d’Etat et des politiques français. Tous trois aussi, comme le prince Napoléon, étaient foncièrement hostiles au catholicisme et se réjouissaient ouvertement des odieuses spoliations perpétr ées par le roi galanthomme et ses dignes affiliés sur le domaine de l’Eglise, fous trois fraternisaient avec Renan, Sainte-Beuve, Méri-

ruée, About et tout le cénacle des esprits-forts dans les agapes maçonniques du Palais-Koyal. L’histoire a troo dédaigné, ce me semble, l’action nélaste de cette coterie Voltairienne et courtisanesque sur nos destinées.

“ Sincèrement catho’ique, M. des Méloizes voyait avec douleur ces menées antireligieuses. Il jugea sévèrement ces incartades de princes, de hauts dignitaires et de virtuoses sans principes, qui, par haine de l’Eglise, s’associaient d’un cœur léger aux pires passions du jacobinisme. En diplomatie, il était pour la vieille tradition française, et, sans égard pour la faveur du moment, traitait l’unité italienne de duperie pour nos intérêts et de menace pour la France. Quant à l’unité allemande, il avait pu de bonne heure, à Weimar puis à Carlsruhe, en démêler les tendances exclusivement gallophobes et c’était avec une énergie patriotique, qu’il en combattait les progrès. Et pendant que les Tuileries étaient en coquetterie réglée avec le comte Bismarck et se faisaient berner par ce grand mystificateur, crédule à ses promesses les plus décevantes ; M. des Méloizes ne cessa de mettre notre gouvernement en garde contre ses embûches et de le signaler à la vigilance de nos hommes d’Etat comme l’ennemi le plus dangereux de la France. Plus d’une fois, cette sincérité déplut en haut lieu.

“ Dans son aveuglement opiniâtre, l’Empire voulait des complaisants et non des conseillers. A plusieurs reprises, des amis, des collègues avertirent M. des Méloizes que sa correspondance était “trop accentuée dans un certain sens”, et qu’il serait prudent à lui de se montrer moins anti-prussien dans ses dépêches et ses suggestions. Mais il n’en persista pas moins à faire son devoir de diplomate et de patriote jusqu’au jour où l’empereur Napoléon III, dans l’espoir assez chimérique d’inaugurer une ère d’intimité plus étroite avec la Bavière, jugea utile de s’y faire représenter par un de ses chambellans. ” (x)

(I) La Vérité Française, juin 1908.

Le vicomte des Méloizes-Fresnoy décéda a Versailles le 8 décembre 1887.

Il avait été fait grand officier 4e la Légion d’Honneur. Marié à Paris; le 9 mai 1843, à Sophie-Clemence Poupillier.

Elle décéda à Versailles le 30 octobre 1903.

Elle avait eu trois tilles:

I. Marthe- Clémentine- Zéphirine R d' A. des Méloizes- Fresnoy.

Née à Nogent-sur-Marne le 1er octobre 1851.

Mariée à LaRochelle, le 12 avril 1871, à Alexandre- Edouard-Marie de Chérade, comte de Montbron.

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