‹ La famille Sirven; ou, Voltaire à Castres. Mélodrame en trois actesChapitre 14 sur 50 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les Mêmes , SIRVEN.

SIRVEN

Abl vous voilà prêts, mes enfants! tant mieux , (ant mieux No.s allons partir. iJu.villaseois. ) Vous voilà aussi vou aut es" V ne deviez venir nous joindre que demain. ':> auucs . > ou^

the'rèse.

Castres". ^'"''' '"' ''"''"^ "'"^ accompagner ce soir jusqu'à une lieue de

^ . THIBAUT

^ui, pour nous faire un cortège de cérémonie.

A la u '''"T^"' ' ''^^«^^««^ (iulour de lui a^ec inquiétude. i\ id i>xnive beure. '

Qu'est-ce qu ,,„„^ , Thibaut

vous avez donc, père i^.rven ? Vous sembbz inquiet. Moi , non , pas du . sirven

ce Brëaiont me suivait. ' ^ P'^^^- "> ^ ^' '^'^^ remarquer que le valet de

THERESE»

Mais comme vous avez chaixu. ^^^^ ^^^^ jonc bien couru . '

Un peu , j'avais quelque cLose à termia»,- , ^t ie craignais de vous fai. altcudre. ' °

Il ne fallait pas vous gêuel

\ SIRVEN

A propos , j'oubliais . . . j'-i une excellente nouycHei vous apprendre.

\ TOUS

Qu'est-ce ?

siRVKN , en confidence.

]\Ics amis, cet homme célèbre , dont nous parlons si souvent depuis le

procès de rinlortuné Calas, cet e'ciivain courageux qui, à Paris, à Toulouse,

à Fernev, n'a cessé d'écrire pour le boulieiu- et la gloire du genre humain...

tuÉrÈse, vivement.

M. de Vullaire ?

Tous les paysans ôtent leurs chapeaux.

SmVEN.

11 est arrivé chez JVI. Lasalie, et il doit venir à la métairie de Thibaut.

THIBAUT , fièrement.

M. de Vorf;iire viendra chez moi! femme, me v'Ià 7norfaZJ5e! il est donc bien aise de me voir , M. de Vortaire ?

SIRVEN

Il veut obtenir de moi de nouveaux renseiguemeuls sur le procès de mon m.'ilheureux ami... Oh! je les lui donnerai; il connaîtra la vérité... Eh! quelle gloire, mes amis, de trouver dans les écrits de ce grand bomme , mes propres paroles!... il les mettra j il n'a jamais repoussé la fiîanchise de la nature ; il les mettra !

Bean-jère, tâchez de m'y faire parler à M. de Vortaire. Je ne serai pas lâché d'avoir quelque chose de moi dans ses œuvres.

tuekèse.

A quel article ?

THIBAUT

Comment ! à quel article? Dame, à l'article ferme ou mariage, s'il veut, ou bien ...

THÉRÈSE

A l'article naïveté, bonhomie.

THIBAUT

Que ne dis-tu , bêtise?

THERESE

J'aimais mieux te le laisser dire.

THIBAUT

Eh ! bieo^ ça m'est égal , pourvu que j'y sois.

SIRVEN

Allons, Thérèse, Thibaut, partons.

the'rÈse.

Et Pauline?

SIRVEN, emh"^^^^' ^...me, elle ne viendra pas ce ««'^•

/ TOUS

/Ah!

Mais demaiu,eî!e eu est convenue avec noi.

THERESE , bas à SOI père.

Wa sœur ne vieit pas ?

Je t'en dirai le raiiif.

Allons , Thibaut j viens m'aidcr à tout emporter, mes habits , ma corbeille. I

» THIBAUT

Et toi , et la dot , j'emporte tout , aujourd'hui. Mes amis , je vas revenir. Cueillez-vous chacun un bouquet?... Mettez sens dessus dessous le jardin du beau-père; il n'y regardera pas. Allons , allons, vive le mariage I

Il donne le bras à Thérèse , et Vemmène. Les paysans se répandent sur la scène ^ et cueillent desjleurs. Germain et Philippe entrent , et se mêlent parmi les villageois.

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