JOSEPH-EDOUARD TASCHEREAU
Né à Québec le 18 mai 1863.
Il fit ses études au séminaire de Québec et à l'université Laval.
Admis à la, pratique du droit le 13 janvier 1886, il entra immédiatement en société avec MM. Montambault, Langelier et Langelier.
Il mourut à l'hôpital Roosevelt, à New- York, le 20 juillet 1891 , et fut inhumé au cimetière Belmont, à Québec, le 24.
Un Ami écrivait dans V Electeur du 21 juillet 1891 :
" Edouard Taschereau fut un des plus brillants sinon le plus brillant de sa génération.
'' Lorsque la maladie grave dont il vient de mourir
s'empara de ce jeune homme, ce fut un chagrin réel chez tous ceux qui de près ou de loin l'avaient connu ou suivi dans sa carrière.
"Il }• a plus de deux ans que cette maladie le minait, l'avait, au physique, rendu méconnaissable. Mais son courage, son énergie n'ont jamais faibli. Au milieu des souffrances et des tortures, il conser\'ait sa sérénité, son âme gaie et confiante. Il bravait la mort avec un courage qui nous avait fait croire qu'il ne pouvait mourir.
' ' Il subit à Québec trois opérations qui devaient être, suivant nous, mortelles ; chaque fois il se relevait plus confiant.
" Ht lorsqu'il partit pour Kew-York, dans le but d'y subir ime dernière opération, nous crûmes tous qu'il en reviendrait.
" Hélas ! l'opération a réussi, mais une complication est sur\'enue qui l'a foudro^'é.
" Et notre pauvre ami est mort sur la terre étrangère, loin de nous tous.
" Cette mort sera cruelle à tous ceux qui ont connu Edouard Taschereau.
" Jamais cœur plus noble n'a su être plus digne de l'amitié de tous, jamais intelligence supérieure n'a grandi sans soulever aucune jalousie autour d'elle.
" Homme de cœur et de talent, riche, appartenant à une famille illustre, il nous semblait destiné à jouer un rôle marquant dans notre monde. Mais la mort a fait fi de toutes ses qualités et de nos espérances et elle l'a frappé impitoyablement, le torturant pendant deux ans, lui donnant des alternatives de désespoirs et d'espérances et le frappant quand il croyait avoir lutté le dernier combat.
*' Pauvre Taschereau ! il nous attend maintenant dans le lieu d'oii nous ne revenons pas, que ce soit plus tôt ou plus tard, nous finirons tous, comme lui, notre carrière, mais nous n'oublierons jamais cette bonne figure sympathique à tous. Son souvenir ne s'effacera pas de sitôt. La mort qui
nous l'a enlevé ne nous enlèvera pas l'amitié qui nous liait. "
M. Taschereau avait épousé, à Sainte -Anne de La Pocatière, le 31 mai 1887, Marie-Clara- Amélie, fille de l'honorable Elisée Dionne, conseiller législatif, et de Clara Têtu.
Knfants : I Marie-Clara-Joséphine-Marguerite ; II Jean-Tliomas-Joseph.