SCÈNE XIV
Les Mêmes, HÉLÈNKi BOISJOLY, donnant le bras à Hélène.
BOISJOLt, à Hélène.
Venez, ma nièce... gagnons notre voiture.
IIÉLÎt.VB.
Puisque vous le voulez, mon oncle... (A part, apercevant Gaston, jetant un cri.) Ah ! mon DietI i BOrSJOLY.
Que tous arrive-t-il ?...
HÉLÈNE, regardant Gaston.
Je ne sais... une douteur!... un faux pas... je crois!... GASTON, avançant ene chaise, près de la tonnelle, i gènclie.
Si Mademoiselle voulait s’asseoir?...
BÉLÉNB.
Bi. a volontiers, Monsieur...
PANCBONNETTE, bas à Gasloii.
Je crois que le faux pas est à votre ititedtlon...
GA^ON, de même.
Je n’ose l’espérer...
FANCHONNBTTE, de même.
Et mol j’en suis sûre... Elle vous connaît donc?
GASTON
De vue peut-être...
FANCHO.NNETTE.
Et elle ne sait pas que vous êtes son sauveur?
48 LA FA NCIIÛxN NETTE, ■
GASTON
Non...
FANCHONNETTB.
Il faut le lui apprendre.
GASTON
Comment?
FANCiiONNETTB.
Je m’en charge... (A pari.) Allons, du courage, Fancbonnette... fais encore cela pour lui...
BOISJOLV, apercerant Fancbonnelte.
Eh! c'est la fauvette de nos boulevards!... la jolie Fancbonnettel
FANCHONNETTB.
Votre servante, Monsieur Boisjoly!...
HÉLÈNE, vivement.
Fancbonnette ! dont je parlais ce matin, que j’ai tant vnvie d’entendre!...
BOISJOLT.
Voyons, ma belle sirène... cent louis si tu veux «hanter chez moi, demain au soir, dans la fête que j» ionne à tout Paris.
FANCHO.NNETTE.
Tout Paris peut m’entendre dans Paris, Monsieur Bois-' joly... Mais les oiseaux de mon espèce n’ont plus de voix dès qu’ils sont en cage... Je ne chante chez personne, excepté chez M. le Régent.
CANDIDE, avec imporlante.
Voilé comme nous sommes!..