ENSEMBLE
HÉLÈNE
Ah ! l’heureux temps !
GASTON
Ah! l’heureux temps!
CANDIDE
Ahl le bon temps!
IX FANCHONNl-TTE,
FAMCKOSNETTK.
rABLIAO.
Pour une chAtelaine,
Belle comme le jour,
Un page de la reine,
Brûlait d'un pUr amour.
Mais son ardente flamme,
B la taisait I
Ahl plaignez la pauvre âme Qui tant souCTraitl Pour celle que sou cœur aimait,
Las! sa^rien dire, il se mourait!...
(Changeant tout à coup de ton et regardant tour à tour Hélène et Gaston.)
Ces cœurs, dignes qu’on les adm-e...
En y mettant un peu de soin.
On pourrait en trouver encore...
Peut-être sans chercher bien loin;
Il n’est pas besoin De chercher bien loin!
HÉLÈNE, à part, regardant Gaston avec émotion.
Que dit-elle t...
GASTON, à demi-Toix, à Fanchonnette.
Merci, merci ! mais elle ignore Que c’est Gaston qui la sauvai
FANCHONNETTE , bas à Gaston.
Patience ! on le lui dira.
2 * couplet.
Sur sa blanche haquenée,
La Dame clievaucliait,,.
ACTIî I, SCiîNlî XIV.
' Tout à coup, entraîne 0 A travers la forêt...
Dans le torrent rapide ’
Elle tomba !
Mais un bras intrépide L’en arracha !...
Et quand Berthe se ranima ,
Le sauveur discret se cacha...
(Regardant Hélène et Gaston.)
Ces cœurs, dignes qu’oa les adore.
En y mettant un peu de soin.
On pourrait en trouver encore...
Peut-être sans chercher bien loin I II n’est pas besoin De chercher bien loin!
(Elle passe à côté de Boisjoly, dont elle occupe l’attention. Les deux jeunes gens se trouvent l’un près de l’autre.)
HÂLÈOB, vivement à Gaston, à demi-yoii.
Ah! si j’ai bien compris... à ma reconnaissance'
Pourquoi, Monsieur, échapper m loaglempsf (Elle lui tend la main.)
GASTON, avec amour.
C’est trop peu de mon existence.
Pour payer de si doux instants !
BOISJOLT, riant à Fanchonnetle, en revenant près d’Hélène.
Je le soutiens, mon adorable,
Ton amant... si discret... c’est fort invraisemblable!...
FANCIIONNETTB, è Hélène.
La noble dame que voilà Est-elle de cet avis-là ?
LA FANCIIONNETTE,
HÉLÈNE, vivemeDt.
Oh ! non, ma belle Fanchonnette I Je crois avec vous,
Au refrain si doux De la chansonnette I
(Regardant Gaston.)
Ces cœurs dignes qu’on les adore...
En y mettant un peu de soin.
Oui, l’on peut en trouver encore,
Et cela, sans chercher bien loin ;
11 n’est pas besoin De chercher bien loin !
GASTON, regardant Hélène avec bonheur.
Ces cœurs dignes qu’on les adore... etc.
Ces cœurs dignes qu’on les adore... etc.
CANDIDE, avec une sensibilité comique, en se désignant lui-mènie. Ces cœurs dignes qu’on les adore... etc.
BOISJOLV, riant.
Ces cœurs dignes qu’on les adore, '
Et qu’on cherche avec tant de soin.
Je doute qu’on eu trouve encore En Chine.,, et même bien plus loin;
On aurait besoin D’aller bien plus loin 1
HÉLÈNE, è Fanchonnette.
Merci, Mademoiselle, du plaisir que vous m’avez fait... mais jo n’ose vous présenter ma modeste offrande... FANCHONNETTE, avec regret, •
Do l’argent !...