‹ La Fanchonette; opéra comique en trois actesChapitre 4 sur 99 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

CANDIDE, seul.

Ah!... enfin... ils s’éloignent!... et le boulevard du Temple va redevenir un peu tranquille jusqu’à ce soir, où ça recommencera de plus belle. . . Profitons du calme pour songer à mes écritures... l’encre est limpide, les plumes sont taillées, et les clients peuvent arriver quand ils voudront... les clientes surtout... quelles bonnes pra> tiques pour un écrivain public I... des présidentes, des danseuses de l’Opéra.;. C’est un poulet h un petit cousin mousquetaire... un rendez-vous à un jeune chevauléger... C’est étonnant, ce que j’ai donné de rendez-vous à des chevau-iégersl... et ce que j’ai fait do déclarations à des mousquetaires!... A propos de déclaration... et la mienne, que je dois remettre au net... ça sera la treizième du mois... (Soupirant)... Mais toujours le même à la même... toujours à la beauté que j’adore... à la fée des chansons, comme on appelle cette ravissante créature qui fait tourner la této à tout Paris... (Tirant un papier do sa poche et lisant :] A Mademoiselle Fanchonnelle :

AaROBTlOKB.

Phœbas s« lève el sur ma Ipe,

Accordant mou cœur et ma troit...

(On entend du bruit).

On vientl... Serait^ déjà ce grand seigneur mystérieux, qui m’a commandé hier trois copies d’un écrit dans une langue baroque dont je ne suis pas un mot?... Ohl non... ce senties pfatiqnes Quinaires de M. Bancelin, le traiteur à la mode du boulevard du Temple... (Montrant la maison à gauche) cet homme pervers chez qui tçus les mauvais sujets de Parip vont faire leurs parties fines. Quel voisinage pour un naturel aussi pudibond que le mien!... (D rentre dans son échoppe.)

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