ACTE II, SCÈNE III
GASTON , avec colère.
Don José!., ah! mon instinct ne me trompait pas, quand il me disait de le haïr !
HÉLÈNE , pleurant presque.
Aussi, c’est votre faute; il fallait venir plus tôt... car enfin, Monsieur, les gens qui sauvent les pauvres naufragés ont droit à une récompense...
GASTON
Et cette récompense?.
HÉLÈNE, lui tendant la main, en baissant les yeux.
La voilà...
GASTON
Ah! c’est à en devenir fou de joie et de désespoir!., hier encore, Mademoiselle, je n’aurais osé prétendre à un tel bonheur!... Tandis qu’ aujourd'hui!.. Et ce fatal mariage doit se faire bientôt?..;
HÉLÈNE
Dès ce soir... mon oncle donne une grande fête pour la signature du contrat...
GASTON
Que faire, mon Dieu ?... et ma Providence qui demeure à deux mille lieues de moi... aussi, que diable, quand on protège les gens , quand' on fait profession de veiller sur eux, on ne va pas so loger au bout du monde... • '
HÉLÈNE
Silence, colonel!... voici mon oncle...