SCÈNE III
FANCHONNETTE, puis CANDIDE.
FANCHONNETTE, seule.
Allons, pauvrette, allons, courage!
Dans mon cœur, cherchons un appui.
11 faut accomplir mon ouvrage;
Que le ciel m’inspire aujourd’hui !
Puissé-je du fond de mon âme Bannir un trop doux sentiment I Oh! oui, le devoir me réclame;
Que lui seul me guide à présent I Allons, pauvrette, etc.
LA FANCHONNETTB,
OABALETTE.
n faut, comme une amie,
Veiller avec ardeur,
Pour donner à sa vie Richesse, amour, bonheur.
Si la simple hlletle Obtient son amitié, liC cœur de FanebonneUe Se croira bien payé !
(Candide, tout défait, parait au foud.)
Mais qui vient là?... Candide 1... Ah! mon Dieu comme il est p&le...
CANDIDE, marchant péniblement et s’appuyant contre les meubles.
Pardon... pardon... Mam'zelle... mais c'est que je n’ai plus de jambes... et c’est tout ce que j’ai pu faire que d'arriver jusqu’ici...
fanchonnbtte.
Mais qu’as-tu donc?... Parle... Réponds... Qu’est-ce que ça signifie?...
Ça signifie... que je me sens bien mal... que je n’ai plus de forces!... Mais, pourvu qu’il m’en reste assez pour aller me noyer!...
FANGHONNETTK, Slupéfoita.
Te noyerl...
CANDIDE
Au pont Saint-Michel I... c’est le plus prèsl.«.
FANCUONNETTS.
Ah ! çà es-tu fou?
CANDIDE
Oui, je suis fou de désespoir!... Ah! mam’zeUe Fan-