SCENE V T
A D O LP H E, S t.-FÉ L IX.
Prince , je me rends à vos ordres.
ADOLPHE
Je n’en ai point à donner ci mesamis^ encore moins à mes libérateurs. {On apporte un Jaui.euil,') Asseyez-vous et causons d’amitié. Vous êtes l’ami de Solanges , vous connoissez par conséquent l’origine de la haine qui existe entre son père et moi; elle devroit être éternelle, je le croyois ainsi; mais la reconnoissance que je dois à son fils, à vous-même , et à ce bon domestique que vous appelea Charpentier, eu triomphe en ce* moment.
St. - FELIX. ^
Ah ! prince, que vous touchez mon ame. Vos pareils se feroient toujours adorer s’ils avoient vos vertus.
ADOLPHE
Les princes qui en manquent en sont les premiers punis. Je vous ai fait venir pour vous prier de prévenir Solanges d’un« condition indispensable , pour obtenir sa mère.
Prince, quelle est-ejle
ADOLPHE
^^^C’est qu’elle consentira librement de s’en retourner avec
Rien n’est plus juste. Ah je suis bien sûr que la fidelle Caroline ne demandera pas mieux que de suivre son fils et de rejoindre son époux. Je vous l’avouerai même, prince, sur i assurance flatteuse que vous nous avez donnée à la chLse )’ai prévenu Solanges, père, que son épouse lui alloit être rendue. J ai fait partir exprès mon fidèle Charpentier, quia été assez heureux pour contribuer avec nous à vous rendre la vie.
ADOLPHE, retenant sa joie. ''
La prévoyance est ingénieuse , cependant il seroit possible que votre espoir fût trompé. Je ne peux vous dire présentement sur quoi mon doute est fondé.