DU CONCOURS DES RUTHENES
--.-- -Les- Ruthènes “ont ‘besoin -de nous et nous avons besoin:
d'eux, . ou
Nous.poséédons l'influence, l'expérience, la richesse; tout
celu est à leur dispositiôn, ils représentent par le nombre une force considérable dont ïls ne peuvent user tout-à-fait seuls, mais qui comptera longtemps, comme force ‘séparée, parceque les Ruthènes fe seront pas facilement assimilables en raison: de la langue, des coutumes, des moeurs, du rite surtout:.ils échapperont à li propagande protestante si nous leur téhdons la main, si nous leur faisons comprendre que nous désirons leur concours et que le nôtre leur est assuré, On suit que les presbytériens travaillent avec plus d’ardeur que de bonne foi # séduire les Ruthènes parceque les protestants sont anxieux
d'enlever à l'Eglise catholique la force que représentent les Ru- ”
thènes. : .. .
Une hâte intempestive à les assimiler entraînerait de graves mécomptes; l'Eglise nous donne des leçons de tolérance que-nous ferons bien de méditer; elle reconnaît, défend, encourawe. protège le rite ruthène; si l'Eglise accorde aux Ruthènes, des temples et.souhaite qu’ils aient des écoles, pourquoi tous les catholiques n’imiteraient-ils pas cette conduite si sage?
Sans doùte que l’uniformité est une excellente chose, mais la diversité peut être nécessaire; l'Eglise qui embrasse luni-
. vers, accepte la diversité et se garde de toute oppression. L’es-
prit de l'Eglise bien compris nous ferarespecter la diversité de rites, la diversité de’langues ; imbus dexçet esprit, nous pour- rons nous flatter de posséder la vraie largèur d'esprit, dont se tärguent plusieurs avec une suffisance qui contraste avec l'étroitesse de leurs idées. " *. Des prêtres ont “donné des exemples qui, font réfléchir 4 7. = -
Esprits larges. ils ont montré qu'ils avaient le coeur large lorsqu'ils sont passés du rite latin au rite-ruthène; ce ne sont plus des phrases, mais des actes :
-Je crois pouvoir affirmer que les Ruthènes ne tronverontpersonne qui soit mieux disposé à leur égard que les’Canadiens français; si les Ruthènes arrivent à comprendre -par ce que nous avons déjà fait pour enx qu'ils doivent nous accorder
, pleine confiance, nous leur aïrons rendu un grand service : contre les séductions possibles. . D Nulle part mieux que parmi les Canadiens ‘français, la
De . . . :
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langue ruthène ne sera respectée, nulle part ailleurs, les enfants ruthènes ne pburront apprendre à chérir davantage le parler de leurs ancêtres que dans nos écoles et nos couvents. .