‹ La fédération des catholiques manitobainsChapitre 2 sur 23 · COMMENT SE POSE LE PROBLEME · texte numérisé non relu

COMMENT SE POSE LE PROBLEME

Ces ST 000 catholiques—“ils seront bientôt: 90,000—-repré-

sentent une force imposante ; uù orûteur disait à l'assemblée, :. tenue au “Manitoba Hall”, lé 13 mars dernier, qu'aucuñ parti + politique, -aucun- ministère : -ne “pourræient résister aux revendications d’une telle armée pourvu qu'elle fût unie. : . -

Un commencement d'union a déjà été-ébauché; pour que

© J'union devienne un fait accompli, accepté de tous, il faut éta- *.blirsbien. clairement à quelles conditions elle se doit faire, dis-

siper les équivoques,, prévenir -les malentendus, poser carrément les principes. .

La question” religieuse est en évidence ; a question ‘des

races est au fond. + - + Ii serait regrettable qu'on vit. de poser la question des ue races, Pour avoir fait semblmht de la passer, sous silence, des

. marchés de dupes ont été cor en d’autres temps et ailleurs.

Les Canadiens français ont été contraints souverit de mar- ” cher senis'en maintes occasions. Inutile d'affirmer qu’ils souhaitent l'umion, mais si.les conditions qu’ils y mettent ne sont pas accueillies, : comme ils croient qu'elles doivent l’êtré, ils se, .æ",, résondront à regret à revendiquer dans l’isolement ce: pour- — quoi ils ont lutté ilassablement pendant plus d’un siècle: et F demi. . ” °#

Leur générosité assez connue à l'égard. des autres races me dispense d’enæarler. ‘

DEUX PRINCIPES FONDAMENTAUX . Nous poserons deux principes préliminaires que les-gens ‘ sincères admettront, si l'on veut surmonter les obstacles, car ces deux principes fav orisent également toutes les races. Premièrement, il faudrait que chacune des races conservât son identité, sa personnalité, si je puis dire, dans la fédération, qu'aucune ne fût sous la domination de l’une d’entre elles, que chacune reconnût le bien fondé de certaines exigences qui reposent ou bien sur l'ancienneté, où -bien sur des droits acquis, au bien sur le nombre, ou bien sur l'importance des

-intérêts”’én jeu, que chacune fût prête aux sacrifices particu-

liers dans l'intérêt général, encore -qu’il serait puéril d'exiger des sacrifices d’un'côté seulement,, faute ‘de quoi, toute union serait illusoire. La fédération sera ‘établie sur équité, ou elle n'existera pas. can: 5 Secondement, il faudrait que l'union - -s'opérât en dehérs de là politique; sur ce second principe, il parait que l'entente à l’assemblée dont je parlais, il y a-un moment s’est faite una-

nime, On ne sauxhit que - sen-féliciter-— Ti reste’ à donner des " gages de. bonne foi, en choisissaht dans le bureau définitif des

hommes indépendants | et aussi des représentants autorisés des .-

partis politiques, car ‘on ‘comprend la tentation à laquelle set.

rait exposé un bureau dont les membres se recruteraïent xOP Le ; exelusivement dans un parti politique.

ÆLunion des catholiques est légitime elle « est nécessaire,

elle êst possible.

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