‹ La fee Carabosse operacomique en trois actes, avec prologueChapitre 27 sur 62 · LA FÉE CA RA BOSSE · texte numérisé non relu

LA FÉE CA RA BOSSE

Il n'a plus ni dents, ni cheveux!

Ah ! qu’il est laid! ah ! qu’il est vieux !

(Même jeu de scène de ta part de tout le monde successivement.) GHISLA1N, à qui Gisctte a offert un petit bout de miroir qu'elle est allée prendre chez elle.)

Je suis très-laid! je suis très-vieux!

GISETTE.

Je n’en veux plus, mon père.

PHARAMOPiD.

A cet arrêt sévère.

Vu son état présent,

Je donne mon consentement.

GISETTE.

Mais d'où lui vient cette laide tlgure ?

DAM El., riant.

Ah ! je devine l’aventure !

TOUS

Parle* !

DANIEL

Ah! ah! voici l’aventure : C’est le résultat d’un baiser,

Qu’il vient tout chaud de déposer. .

(Malignement à Gisettc.)

L’iDconstance est un peu précoce.,.

Sur le beau front de Carabosse !

TOUS

Que dites-vous ?

DANIEL

De Carabosse !

Oui, ce vieux t^dron, qui, dès le matin, D’un pas empressé, d’un air patelin.

Par ici rôdait en flairant la noce,

C’était Carabosse!

GISETTE, GHISLAIN ET PHAHAMOND.

C’était Carabosse !

TOUS, consternés.

C’était Carabosse !

Ah ! la maudite sorcière A dupé le pauvre hère.

Maudite sorcière !!

Armons-nous et courons !

Battons bois et buissons !

Il faut la prendre !

11 faut la pendre !

Contre de tels larrons Cailloux, fléaux, bitons Sont bons !

GHISLAIN, tristement et en se regardant.

A vingt-cinq ans en être là !

GISETTE, de même.

Quand on n’était pas beau déjà !

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