ALBERT, CARABOSSE, G1SETTE
• GISETTE, voyant Carabosse dans les bras d’Albert.
Ah!..
CARABOSSE, se dégageant.
O ciel !
GISETTE.
Elle!., elle, ici? Comment!., elle aura eu le privilège de me déformer deux maris, et je n’aurai pas le pouvoir de lui souffler un amoureux?.. Ah! nous allons voirl
ALBERT
Qu’allez-vous faire?
GISETTE.
Me venger de vos refus, la punir de ses ruses, mettre entre vous deux une barrière qu’elle ne puisse plus franchir, et, puisqu’elle est immortelle, la condamner à vous regretter éternellement.
CARABOSSE, avec foree.
Tu ne le feras pas!
GISETTE.
Ah! lu me défies?
Oui, car cette baguette n’a de puissance que par la qualité de celle à qui tu l’as dérobée: que j’abdique ma condition divine, que je consente à devenir ton égale, et cette uuissance s’évanouira dans tes mains. Ah! fuyez, frivole désir de rester toujours jeune et belle à ses yeux... Qu’ai-je besoin de la beauté, s’il m’aime?., qu’ai-je besoin d’années, si je dois lui survivre?.. Non! que cette beauté se flétrisse, que ces années s’abrégent !
Périsse un pouvoir auquel je renonce!., périsse une immortalité que je ne pourrais partager avec lui !., (cisetie étend sa ba>guctle vers Carabosse. — ■ Coup de tam-tam. — La baguette de Giselte se brise dans sa main.)