ACTE PKEMIEH O
contrôleur des contributions indirectes, j’ai profité de cette aubaine...
G1I.BERTE
Pour venir vous récréer à la fêle des Logos.
.lOl.lDON.
Pas complètement... faut-il vous l’avouer, je nourrissais aussi le sourd espoir de découvrir votre villa, au milieu de tous ces chalets... et de vous demander... mais pardon, vous ôtes en compagnie, et le moment est peu choisi...
GII.BERTE.
Pourquoi donc... je ne me gène pas avec monsieur... un ami... un vieil ami... M. Henri de Ravannes, attaché au consulat d’Alexandrie. •
JOUOON, saluant.
.Monsieur... enchanté... flatté...
GILBERTE, présenlaiil JoliJon.
M. Jolidon...
JÜI.IDON.
VVoldemar.
GII.BERTE.
Woldemar, soit... contrôleur des contributions indirectes, au ressort de Seine-et-Oise.
HENRI, salunnt.
Jolie position !
JOl-lDON.
11 y a de la besogne, allez !
GILBERTE
.M’excuserez-vous, cher .M. Jolidon de n’avoir pas encore répondu à la flatteuse missive que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser...
JOLIDON.
Mais, madame...
GILBERTE
Oh ! Henri est mon ami d’enfance, presqu’un frère, et je peux toujours parler à cœur ouvert devant lui.
HENRI
Pourtant, si ma présence...
GILBERTE
Voulez-vons bien rester... savez-vous ce que M. Jolidon me propose, mon cher Henri? de renoncer au veuvage, à la liberté, è la vie indépendante.
HENRI
Diable, cela demande réflexion.
LA FEMME CUUPABLE
GILBERTE
C’est re que je fais, je réfléchis depuis que j’ai reçu sa lettre.
JOLIDON.
Alors, vous devez avoir une opinion un peu... arrêtée...
GILBERTE
Je vous demande encore quelque temps... plusieurs années...
HENRI, presqii'à part.
Il faut ça.
JOLIDON.
Ah ! vous êtes cruelle, madame... vous badinez avec les sentiments les plus sérieux... avec une passion...
GILBERTE
De trois semaines... car, il y ajuste cela que nous nous connaissons... un bal de noces... chez Chapard... où vous m’avez jeté du* viu sur ma robe.
JOLinON.
L’émotion !
GILBERTE
Vous m’avez fait une déclaration à brûle pourpoint...
Et vous m’avez ri au nez...
GILBERTE
Vous vous êtes présenté chez moi...
JOLIDON.
Trois fois... et deux j’ai eu l’honneur de causer avec monsieur votre portier...
HENRI, pre‘qu’à part.
Deux fois sur trois... ce n’est pas assez...
GILBERTE
Vous m’avez accablée de billets doux... j’ai fui Paris pour vous échapper, et vous venez me relancer jusqu’ici... Ah ça, monsieur, cela n’est pas sérieux, vous no me connaissez pas assez, et moi je ne vous connais pas du tout.
JOLIDON.
Oh ! permettez, madame, je vous connais parfaitement, j’ai pris mes renseignements, et ils sont excellents!... Vous êtes veuve, vous possédez de huit à neuf mille livres de rente, pas moins... d’après votre portier.
GILBERTE
Vraiment... il connaît mieux ma fortune que moi...
JOLIDON.
V’ousètes économe... rangée,... tous rentrez de bonne heure...