ACTE III
OLIVIER
Ah! pardieu... il faut que vous y mettiez de la mauvaise volonté...
JENNY
Mais...
OLIVIER
Taisez-vous... assez de mensonges.
JENNY.’
.Monsieur...
OLIVIER
Vous osez me soutenir que vous avez passé la soirée hier a\ ce madame Monteil... mais, quand vous êtes revenue ici... avec lui.,, ma voiture était derrière la votre... et vous ne la prévenez seulement pas,, votre Gilberte... elle arrive ici, sans savoir de quoi il est question... Ah ! si vous croyez que vous ôtes adroite., mais, je vous confondais toutes les deux... si j’avais voulu... avouez donc, vous ne dites rien...
, JF.NNY.
Eh ! que voulez-vous que je vous dise...
OLIVIER
Madame Monteil n’était peut-être pas, chez elle... n’est-ce pas!... Est-ce cela? vous ne saviez que faire... vous alliez revenir ici, lorsque vous avez probablement rencontré Henri par hasard... il vous a offert son bras... vous n’y avez pas vu do mal...
JENNY
Quel mal y avait-il?
OLIVIER
El il vous a accompagnée jusque chez vous... toujours sans mystère !... fout cola est si naturel... ét, au fond, a si peu d’importance, que, ce matin, préoccupée de quelques chifl'ons, et ne sachant pas bien au juste ce ipio vous me répondiez, vous m’avez parlé indifféremment de madame Monteil...
JENNY
Mon Dieu!
OLIVIER
Puis une fois engagée dans ce naïf mensonge, vous n’avez [>as voulu retourner sur vos pas... j’en ai pris ombrage... j’attendais la vérité... mon cerveau fiévreux a créé soudain les fantômes de la trahison et de la lâcheté... j’ai tout oublié... mon bonheur passé... mon amour présent... mon repos à venii’...
JENNY
Peut-être...
* Jenny, Olivier.
oîJViBn.
Je suis un fou, un malade ; c’est bien ainsi que tout s'est passé. . . dis-lo moi... mais dis-le moi donc.
JENNV.
Oui... oui... ,
OLIVIER
Tiens, je veux bien croire que tout cela est vrai... et tu me pardonnes, et tout est oublié... oui... Ah! je te ne soupçonnerai jamais va, je te le promets... ah!... cela fait trop de mal!