ACTE III
lOUDüN, se levant.
El) bien..
OLIVIER
Vous l’avez déjà dit quatre fois.
JOI.IBON.
Ce matin, par une des nécessités do mon service de contrôleur...
Des contributions... Après...
JOLIDON.
Je me rendis chez un do nos employés principaux, qui demeure au coin de la rue Tronchet.
OLIVIER
Ah!..
JOLIDON.
Il n’y était pas... J’écrivais un mot chez leconcierge... tpiand un commissionnait e vint apport or une lettre, pour une personne qui, elle aussi, était absente... Le concierge quitta sa loge... j’en fis autant presqu’irninédialement... et arrivécliez moi, ouvrant, pour me mettre à travailler, mon registre des contribuables, avec lequel je marche toujours, je fus on no peut pas plus surpris, d’y trouver, par le plus grand des hasards, la lettre du commissionnaire qui s’y était glissée... je no sais comment...
OLIVIER
Ah !... votre registre est bien habile...
JOLIDON.
Je me disposais à la reporter... quand la suscription me frappa... elle était adressée à M. Henri do Havannes, qui, à ce qu’il paraît, demeure dans la mémo maison...
OLIVIER
. Effectivement... Eh bien, la lui avez-vous remise?
JOLIDON.
Non.
OLIVIER
Et pourquoi?
Parce que.. .je me suis dit : tiens... il y a longtemps que je n’ai vu mon cousin, si j’jillais le voir aujourd’hui... M. do Havannes y va presque tous les jours... c’est bien le diable, si je no l’y trouve pas... je la lui remettrai en mains propres, et je forai ainsi d'upe pierre deux coups... (Lui uettani la leiire sous les yeux.) Tenez, regarder.-donc l’écriture.
OLIVIER, à pan.
L’écriture do Jenny.
JOLIDON.
La voulez-vous, cousin... je suis pressé, moi;... vous la re» mettrez... à M. de Ravannes.
OLIVIER
Non... je n’en veux pas...
JOLIDON.
Tant pis... vous allez m’obliger de faire une course... c’esi bien décidé... vous n’en voulez pas... vous avez peut-être fort... Enfin... c«usin,jepars.
OLIVIER, lui arraclianl la lettre.
Donne donc... et va-t’en...
' JOLIDON, à part, en sortant par le fond.
Au revoir, cousin... au revoir, cher cousin... Enfin, si maintenant il n’y voit pas clair... ce ne sera pas de me faute...