ACTE QUATRIÈME
A CbamproBay
Un salon il claire-voie, donnant sur un jardin illuminé, où dansent et rirrulciit les invités et les paysans du village.
Au fond, la fin d’un quadrille. — Des doniest'ques circulant avec des plateaux
SCÈNK PREMIÈRE
ROQÜENCOÜRT, JOLI DON, puis le vicomte de GOSSDEN.
ROQUENCOURT, arrivant suivi de Jolidon.
Par ici, mon cher... et maintenant un peu de tenue...
JOLIDON, présenlant une carte à Roqiiencoiirt.
Tenez, voici le numéro do votre mac-farlane.
ROQUENCOURT
Gardez-le... car nous nous en irons ensemble...
DE GOSSDEN.
Eh ! c’est ce cher Roquencourt.
ROQUENCOURT
Le vicomte de Gossdon !...
DE GOSSDEN.
D’Ilonpeur, messieurs, ce'te fête ehampètre est ma;;nifique!... nOyUENCOUKT.
Vicomte, j’aurai l’iionneur dans (pielques instants de vous ex-
primer mon opinion... nous no faisons que d’arriver, monsieur
Pt moi. *
GOSSDEN, remoulant vers le fond.
Superbes femmes I
JOI.IDUN.
Vraiment, mon cher ami... votre nôril déjà.,, c-ar je ne mele rappelle plus...
BOQUENCOURT.
Roquencourt !
JOLIDÜN.
Eh bien, mon cher Roquencourt... je crains d’être indiscret...
ROQUENCOURT
Pourquoi donc?
JOI.IDON.
Comme ancien élève du collège Stanislas... le hasard méfait me trouver ce soir, assis à vos côtés au banquet annuel... nous nous plaisons... nous buvons dans le même verre... nous nous tutoyons au champagne... et pour finir galment tous denx la nuit... vous me proposez de m’emmener dans un bal de noces, où yous êtes invité... à Champrosay, vingt minutes de chemin de fer, ligne d’Orléans, j’accepte, tu m’entraînes, ni’y voici, et maintenant, dans ce manoir un peu séculaire, où par une courtoisie ressuscitée, les paysans coudoient la bourgeoisie et la noblesse... je te l’avoue, je me trouve un peu mal à mon aise...
ROQUENCOURT, voyant venir madame de Mouleclair.
Taisez-vous, je vais vous présenter.