SCÈNE V
Les mêmes, OLIVIER, JENNY *. Un domestique les précède et les
introduit.
l.E DOMESTIQUE, à Olympe, Henri et madame de Monleclair.
Monsieur le baron et madame la baronne Olivier.
(Le domestique s’éloigne.)
HENUI, à part.
Eux!
JOI.IDON, à part.
Mon cousin !
OLYMPE, à part, eu considérant Jenny,
Ah !... c’est cette dame !
MADAME DE MONTECLAIR. -
Soyez le bienvenu, Monsieur, ainsi que vous. Madame... (I.eur désignant Olympe.) Ma nièce, madame de Ravannes...
■ OLIVIER, saluant Olympe.
Madame... (A Henri.) Tu tie nous attendais plus, Henri. OLY.MPE, à Jenny.
Je suis bien heureuse de vous voir, madame.
JENNY
Moi aussi, croyez-le bien,... et j'aurais été désolée de manquer à cette fête.
JOLIDON, s’avançant vers Olivier.
Cousin...
Ot.lViER, surplis.
Vous en êtes aussi, vous !
OLY.MPE, s’adressant à Olivier et passant à sa gauche. ' Monsieur... je suis une enfant gâtée, je vous en préviens; voulez-vous danser avec moi? (Elle lui prend le bras.)
OLIVIEli.
Madame,... je n’ai plus mes jambes de quinze ans,... mais en vous regardant,... je les retrouverai !
OLYMPE, à part.
En dansant,... on cause ! ^
’ Olympe madame de Monteclair, Jenny, Olivier, Jolidoii, Henry, Ruqueneonrt, et Vermont au second plan.
AOTK IV
JOLIDON; s'adressant à Jemiy.
Cousine... si vous étiez assez bonne... pour avoir l’Itonneur...
OLIVIER
C’est cela... danse, Jenny.
JOLIDON, bas .à Roquencoiirl.
Roquetlourd, fais-moi vis-à-vis.
MADAME DE MONTECLAIR, bas à Henri.
Mon cher Henri, il y a encore des dames qui ne dansent pas... tâchez donc d’arracher quelques-uns de ces messieurs, des tables de jeux.
(Olivier s'éloigne donnant le bras à Olympe, madame de Monleclair disparaît parmi les invités, Roqnencoiirt court cliercher une dan.seuse, etJolidon donnant le bras à Jenny qui ralentit sensiblement le pas, se dispose à sortir.
JENNY, tout à coup.
Oh ! mon Dieu !
JOLIDON.
Quoi... quoi?
JENNY
Mais oui... J’ai perdu mon bracelet... je suis sûre qu’il s’est détaché... sous le péristyle... cotirez... courez donc vite...
JOLIDON, ahnii, et sortant en courant.
Comment est-il... mais comment est-il?