‹ La femme coupable drame en cinq actesChapitre 68 sur 79 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Au lever du rideau, ou voit Kett causer avec quelques paysannes qui sortent presqn’au.s.sil6l.

KETT, puis JOLIDON.

KETT, sortant du pavillon.

Voilà le soleil qui va bientôt se coucher,... il faut que je fasse rentrer les chèvres... aiiadame a besoin de son lait, pour ce soir... JOUDON, arrivant et regardant de tout côté.

Une paysanne... elle m’inditpiera peut-être (s’adressant à Kett.) Dites-moi, jeune helvétionne....

KETT.

Quoi, monsieur?

JOUDON.

Vous ne connaîtriez pas dans ces pittoresques environs.... un monsieur âgé déjà,... Français,... et habitant avec une jeune dame,... une de ces boites en bois, que vous appelez chalets !

KETT.

Monsieur le baron Olivier...

JOUDON.

Vous y êtes...

KETT.

Et vous aussi, vous vêles... C’est ici...

LA hKMME (iOlH'ABI.E

JOLIDON.

Voilà de la chance ! est-ce que vous faites partie fie leur personnel f

KETT.

Je ne comprends pas !

JOUDON.

Etes-vous à leur service ?

KKTT.

Ah !... expliquez-vous donc, oui, monsieur, depuis leur arrivée en ce pays... voilà hientôt un an... Esi-ce que vous désirez parler à monsieur le haron ?

JOUDON.

Pas encore... pas posilivenient... je viens seulement m’informer de leurs nouvelles... à tous lesTleux...

KETT. •

Ah!... monsieur le baron va très-bien, lui... mais sa pauvre jeune femme... ce n’esl pas la même chose...

JOUDON.

Vraiment...

KETT.

Et, jai grandement peur ([u’elle ne retourne jamais dans son pays...

JOUDON.

Ah !... cela me cause une sensation,... dont, moi seul peut me rendre compte... Comment... commc^ntelle serait malade... à ce point ?

KETT.

Le docteur Jlasler, un médecin bien savant, un des meilleurs de Lucerne...

JOUDON.

Ah! oui! de Lucerne J un petit endroit à coté... charmant...

KETT.

Et que monsieur Olivier a appelé pour traiter madame, bien qu’il soit de la partie, lui-mème, et trèsrcapable à ce qu’on dit.

JOUDON.

Eh bien ?

KETT.

Quand il sort de' la voir, de lui faire sa visite,... et qu’il s’en retourne tout seul... je le regarde moi... sans en avoir l’air, eh bien... il remue la tôle, d’une vilaine façon...

JOLIDON .

Ah... il la remue... Venez donc... on Suisse, pour vous réla-

ACIK V

l)Iir... Ce que vous venez de m’apprendre ino fend leconir..,Ne dites pas au baron Olivier (pie jesuis venu... je vous en supplie... (à part.) elle le dira... (liaui.) Je suis son cousin,... son seul parent... Je me nomme Joüdon... Jo...li...don. Je suis en tournée... à Ponlarlior... Comme coiitrcilcur des conlribulions indirectes... J’ai fiiil je ne sais combien de lieuc's... pour venir en Suisse,., m’informer de ce ipi’ils devenaient tous les deux... et comme je ne voudrais pas, (pie l’on supposât un instant que c’est l’intérét qui me puide... gardez-moi le plus grand secret... Vous vous rajipelez bien mon nom ?

KKTT.

•Ma foi, non...

JOUDON.

Jolidon... Jo...li,..don Woldemar...quia peut-être euquelipies petits torts envers lui, maiscjuilesa complèUmient oubliés. . Si, pourtant au bout du comple...il vous [larlait de moi... diteslui que j’ai l’air très-triste... déràdément... il vaut peut-être mieux, (pie vous ne lui ouvriez pas la bouche... après tout, faites comme vous voudrez...

KETT, passant à gauche.

.Mais, monsieur...

Joi.inoN.

Jolidon, contnileur des (tonlribulions indirectes... (à part.) Je reviendrai, (à Keii, «n .s’cloignani) ; Je suis grut'reux... je suis parisien, du faubourg du Temple.

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