ACTE I
niBOCHAno.
Enfin I tout ça dépend des tempéraments... {Allant k la tabla et versant à boire.) Allons, écopons encore un verre... *
JEPHTÉ, levant son verre.
Mon oncle, je bois à votre maîtresse, à la belle corvette l’Ecrevisse vos seules amours!.. (Ils reviennent enseigne.)
RIBOCHARD, trinquant.
Mes amours, oh oui!... et vo's-tu, mon pilchoun, ilnefal- • lait rien moins que ton mariage pour me d'^cider à l'abandonner un moment... Bagassc, la terre ferme, ra me donne le mal de mer !...
JÊPHTÉ.
Aussi vous pouvez dire que je vous en ai un boisseau de reconnaissance, allez!...
RIBOCHARD, rndement.
Eh I tu m’embétes avec ta reconnaissance... Je ne moisirai pas ici, n’aie pas peur... maintenant que ton matrimonium il est bâclé, je vais reprendre le large, et un peu vile... Mais avant de me rembarquer, vois-tu, pitchoun, il y a une chose qui me tracasse la cervelle.
JEPHTÉ
Quoi donc ?
RIBOCHARD. .
Ta cousine Nice, ma nièce, quoi ! dont je suis en môme temps le tuteur et t^ue je l’ai confiée il y a un an à la mort de ses parents... Qu est-ce qu’elle ^va devenir?... je ne peux pas la trimballer avec moi sur l'Écrevisse.
JEPHTÉ
C’est ça qui vous tourmente?... Tranquillisez-vous, nous l’emmenons à Paris... ça va tout seul...
RIBOCHARD, hochant la Wtc.
Hum! humi... à Paris... Il y a par-là un las de pas grand’chose qui rôdent autour des fillettes... C’est que j’ai juré de veiller sur elle, vois-tu...
JEPHTÉ
Eh bien, et moi?... est-ce que je ne suis pas là?... Je
* Jpphté, r.ibochanl.