CHEZ MADAME DU ROURE. — RUE DE YEND6MB
Papier sombre. — Sur la table les Annales de la propagation de la foi.
On cause à mi-voix.
Hadamr du ROURE, mesdames CLÉMENT, MÉNILMONTANT , DE PONTFAbVY, ETC.; TRISTAN DE RUPPÉ, MAXENCE D'AGNES.
MADAME DU ROURE, à Maxence.
Savez-vous, monsieur, que c^est trop aimable à vous
d'ôtre venu faire pénitence avec nous ? — {La pemée tntière de madame du Boure ; ) Il est à la piste de quelque occasion de péché I )
MAXENCE, se récriant.
Madame!...
MADAME DU BOURE.
Les quêtes Jes sermons... Je ne dis pas les
bonnes œuvres... — tout cela n'est pas beaucoup de votre compétence...
MAXENCE
Madame, je suis membre...
TRISTAN, interrompant.
Du Jockey-Club.
MAXENCX.
Et de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.
MADAME DU ROURE, secouanl la tête.
Les jeunes gens d'aujourd'hui...
TRISTAN
Parbleu, ma tante, on comprend bien que vous préfériez les jeunes gens d^autrefois.
MADAME DU ROURE, sévèrement* Tristan!
TRISTAN
Voilà dix francs pour les pauvres. {A part). Il n*y a que la vérité qui coûte.
MADAME DU HOUnt.
J'allais vous les demander.
TRISTAN, à Maxence,
Ma tante n'était que dame patronnesse, elle a passé trésorière.
MADAME MÉNILMONTANT
A propos, Mesdames, vous ne savez pas, madame Mélilot nous manque pour après-demain.
GHGEUR PLAINÏtF.
Que lui est-il donc arrivé ?
MADAME MÉKILMOiNTAtJT.
Elle a la grippe.
MAXEXCE, à Tristan, Donc elle existe, c'est cartésien.