Gaïus, Instit
CHUTE DE LA PUISSANCE MARITALE 287 contractées par les grands Flamines !. Déjà, sous Tibère, 1 on n avait pu réunir les trois patriciens entre lesquels il fallait choisir le Flamine de Jupiter et qui devaient être issus d’un mariage par confarréation. Pour expliquer la disparition du mariage sacré, l’empereur constata l'indifférence religieuse des deux sexes, les difficultés cérémonielles delaconfarréation, et enfin là répugnance qu ‘éprouvaient les Romains à se voir frustrer de leur autorité paternelle sur les fs qui dévénaient Flamines et sur és filles qui épousaient ces pontifes. Les anciennes coutumes furent modifiées : une loi décida que da compagne ‘du Flamine de Jupiter ne serait sous la puissance dé son mari que dans l'exercice du culte, et qu'en dehors de ses fonétions réligicuses elle Sérait soumise au droit commun des femmes ? de
NOUS avons vu que de régime dotal. qui avait remplacé la anus était l'un des résultats” de’ [a décadéfice morale, Ce même régime, ‘agissant à son tour sur la corruption de PÉRQUe en 1 accélérer éncore la marche. Re Tan
Au sujet du divorce, nous disions que, pour conserver là dot de’sa fémime, l'époux avare se résignait à la perte de son honneur. Il consentait de même à la perte de son autorité, et se courbait sous l’altière
1. Gaïus, Instit., 1, 111-113; Ortolan, {nstit. de Justinien, commentaire du titre Xi du livre I.