‹ La femme romaineChapitre 256 sur 313 · BRUTUS · texte numérisé non relu

BRUTUS

O vous, dieux, rendez-moi digne de cette noble femme! |.

L'homme illustre qu'avaient frappé Brutus et ses complices, avait, par son testament, laissé à sa vertueuse nièce, Atia ?, le soin de ses funérailles, et légué au fils de cette parente, son nom et son héritage. À la mort violente du dictateur, la première pensée d’'Atia est d'appeler son fils à Rome : les instincts héroïques se sont réveillés les premiers en cette mère qui, de même qu'Aurélie, mère de César, a présidé à l'éducation de son fils. Atia exhorte le jeune Octave à se montrer homme par la virilité de la pensée et de l’action. Mais à mesure qu’elle conçoit l'étendue des dangers auxquels va être exposé son fils, elle hésite, elle s'arrête, et paraît presque céder à l’avis de Philippe, son second mari, homme prudent qui conseille à Octave de n’accepter ni le nom ni l'héritage de César. Ce nom, cet héritage, c'est la gloire du grand homme; ce sera peutêtre le pouvoir d’un roi; mais qui sait si ce ne sera pas aussi la mort violente du dictateur? Tout ce que l'amour maternel a de fières espérances et de cruel-

ES suture tif if be.n0:Mmoré;:

Portié is Brutus’ harlot, not his wife, ete., etc. SIHAKESPEARE, Julius Cal acte IT, scène 1.

A RES sanctissimæ feminæ atque optimæ, dit Cicéron. Philippiques, 1, 6.

Page 1