LA FLAMINICA
brer un sacrifice annuel pour le bonheur de l’État !.
Le premier jour de chaque mois étant consacré à
Junon, la Regina sacrorum se rendait à la Regia, dès que le croissant de la lune avait reparu au ciel. La prêtresse offrait à Junon un mouton ou un porc. Son mari sacrifiait en même temps à la déesse dans un autre édifice : la Curia Calabra.
Au-dessous du roi des sacrifices, il y avait un pontife dont l'institution datait de Numa, le fondateur du culte officiel : c’est le Flamen Dialis, le prêtre de Jupiter. Par une association qui n’est pas rare dans la religion des Romains, et suivant laquelle le culte
de deux époux célestes est confié à deux époux ter-
restres, la compagne du Flamen Dralis, la Flaminica, est la prêtresse de Junon*°.
Vêtue d’une robe teinte?, les cheveux enroulés autour d’une bande de pourpre et se dressant en cône, la Flaminica pénètre, à chaque nondine‘, dans la Regia, et immole un bouc à Jupiter. C’est alors sans doute qu’elle se voile du flammeum.
A. Cf. la Femme grecque.