SCÈNE XII
MARY, seule.
Il chante!... il est heureux, luil... et moi!
Air : Long ago. (Bénédict.)
Pauvre Marie, a les rêve, joyeux,
Fai* tes adirux. (Bis.)
Va seul instant a brisé les autour*,
£l tes beaux joui »
Pour toujours !
Douce espérance.
Berçait ton sommeil.
Et la souffrante T’accable au réveil.
Pauvre Marie, à les rêves joyeux.
Fais tes adieux,
Tes «dieux 1
( Elle tombe assise d gauche.)
Oh!... oui.., p quitterai cette mai»on! J’irai loin... tien loin pour qur Ion ne me parlu jaunis do lui, ni de son bonb-ur! pour oublier 0*1 amour qui me rend si malheureuse l (l.n ce moment .a cloche se fait entendre au lotn.) Celle cldcfcü !... Elle m’appelle encore... cVst IVspoir qui m’est envoyé... c’est la consolation qu. m’est promis» ! Oui. j’irai prie» !... (Elle met a la hdie son chapeau «i jette ta mmite sur ses épaules.) J’irai prier d»* toutes mes forces |»our ne p us t’aimer ! (Elle s’élanrr vers la p»rt .et pousse un cri, en voyant Georges qui parait tout a coup.)
SCÈNF. XIII.
MARY, GEOnOKS.
GCRr.ES.’
Qassurez-vous. M.irv, personne nu m’a vu revenir, personno ne sait que je suis près Je vo «s.
MABT, inqntte.
James!., où est James?..
GEORGES
Je r«i laissé à la porte de la chapelle et j'ai galopé sur la roule de Londres; mais bi< ntôt j’ai sauté à bas «le cheval et m** g Us ant à travers les baies je suis arrivé jusqu’à vous, t Cherchant d lui prendre la matn quelle retire.) Mary, ne ni attendiez- vous pus?
MARY
Moi, sir Georges !...
GEORGES
En refusant d’aller à la chapelle, vous saviez que je reviendrais, votre cœur l'avait deviné?
GEORGES
MARY, étonnée.
Mon cœur !...
G»onct3.
Ecoulez Mary, vous êtes jeune, jolio !... On vous l’a dit, n’«t ce lias?
MARY
A moi... jamais!
CEORCrS.
Eh bi«!n. si les lourdauds de paysans qui vous entourent n’en ont rien vu, moi j’ai eu de ne illeurs yeux. Un instant a sufli pour me révéler tous les charmes de votre personne, tous les trésors de votre àinu et pour allumer dans la mienne un amour qui nu s'éteindra jam ns.
*» rv , troublée.
De l'amour... Vous. Monsieur, vus m’aimez! (Elle remonte.)
Ghuucti. la raoisuarv.
Un mot encore, Mary. James va se marier!
«un. eep'imanr un inouveiueni.
C’est son désir qu’il suit heureux !..
cr.nRce».
Fa femme voudra commander, être mnttnwM... elle sera jalouse p ut-être... »t suit ut l'uue cuisine belle coin me vous... alors, Mary, vous serez ma. heureuse.
mary.
Non, car je ne serai plus ici.
GDiRCES.
Vous voulez quitter la ferme?
MARY
Peut-être!..
Et où irez-vous?
HART
Je ne sais encore.
GEORGES
Eh bien, acceptez cc cœur que Je vous offre... et savez-vous, Maiy, quel sera votre avenir?.. Je suis riche... trèsnebe!.. (Mary le regarde) quoique marchand de moutons!.. Ma fortune sera la vôtre I Vous aimez Londres? vous y aurez un hôtel... des chevaux, des équipages !..
mart , troublée.
Laissez-moi, sir Georges, laissez-moi.
Georges, la retenant •' -
▲ir de» Vingt sous de PérineUs,
Fëtr», pariirr», plaisir*,
Tou» le* don* de la ricbrtM,
Vous le* jures, ma tendres»*
Devaix-era vos désirs.
El ma seule récompense, *•
RJ' ni bien le plu» piécirux.
Un doux regard d’espérance,
Je l'aUeudrai de vos yeux.
MARY
Sur ferre, je n’«i, pauvrette,
Je u’ai que mon cœur, hélas!
Ce n’est pas un bien qu’on achète^
La iasc/ - le moi... je n'anaepus !
( Remontant . ) Adieu... adieu, sir Georges.
6KORGES, la retenant.*
Mary!., ne croyez-vous pas que jo vous aime, moi?
MARY
Pourquoi en douterais-je?» Je vous crois sincère et bon!..
Mais hélas...
GEORGES
Eh! bion... achevez!
MARY
Non... non!., je ne puis pas... il y a entre nous un obstacle insurmontable...
« forces . surpris.
Un obstacle?.. Expliquez-vous, Mary, de grâce...
MARV.
Non... vous dis-je, ne m'interrogez pas, je no dois plus vous revoir.
ceoncp.s.
Aléme air.
Quoi}... votrr tenir m’est fermé !...
Il fjudra. cruel mamre.