GEORGETTE, JOURDAIN
JOURDAIN
Donnez à ce salon un air académique.
LA K fi T K I»E MOLIÈRE.
CEORGETTE.
Oh ' quel air est-ce là ?
JOURDAIN
Paix, et pas de réplique !
Il imliqiie le milieu du théâtre.
Mettez un fauteuil là.
CEORGETTE, plaçant le fauteuil.
Voilà.
JOURDAIN
Le président
S’y placera. Poussez cette table devant.
CEORGETTE.
Voilà ce qu’on appelle un air académique !...
Là, dites moi, monsieur.
JOURDAIN
Quelle mouche vous pique?...
Croyez-vous donc encor parler au bon bourgeois Qui s’est laissé par vous berner plus d’une fois?
Si vous voulez rester céans, il faut, ma mie,
Mieux honorer en moi la docte académie D’Auleuil, dont je suis membre à partir d'aujourd’hui.
CEORGETTE, à part.
Alt çà ! se moque-t-il de nous, ou nous de lui?
JOURDAIN, lui donnant une carte qu'il a écrite.
Faites venir ici mes filles ; puis ensuite Vous irez commander cent cartes de visite Pareilles à ceci.
CEORGETTE, sc dirigeant vers l'appariement des jeunes filles.
Bien, monsieur.
Lisant et contenant son rire.
Jean Jourdain,
De l’Académie. Ah ! j’en mourrai, c'est certain.
JOURDAIN
A propos, ces. . fâcheux?...
CEORGETTE , à part.
Nous V voilà, je tremble.
Haut.
Ces messieurs, fort contrits, s'en sont allés, ensemble.