‹ La fiancée de la mer, drame lyrique en trois actesChapitre 16 sur 62 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Parfois tu rêves d'elle... Et c'est toi qui nous unis !

KERDÉE, rond et cordial.

Non, non! c'est toi qu'elle aime.0.

Vouloir contraindre une âme Serait d'un fou, Pardié !

Vit-on jamais la fleur Se détourner du soleil ?

Je suis heureux pour toi, Heureux de ton bonheur.

ARRY.

Mon cœur est trop surprix, Ma bouche ne peut dire Combien je suis ému !

Et qu'aimer désormais, Sinon Kerlîn' et toi !

KERDÉE, lui tendant la main.

Amis! Oui, pour la vie !

ARRY, lui frappant dans la main.

Jusqu'à la mort !

Vivement émus, ils se détournent tous les deux et se rapprochent du quai. Kerdée

monte dans sa barque et Arry dans celle de Wulff. Kntre par la gauche Môrik, la tête basse et l'air ombrageux. Il se dirige vers la

droite et s'assied sur un tas de cordages jetés devant une des maisons. Rentre

Wulff qui monte dans sa barque. Derrière la scène, pêcheuses de crevettes chantant.

Par moment, des mouettes passent au fond.

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