‹ La fiancée de la mer, drame lyrique en trois actesChapitre 18 sur 62 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Pic Pic!

Môrik !

La mer et lui Écument toujours !

Pic Pic!

Môrik !

Môrik fait mine de se fâcher.

DJOVITA.

Quel air maussade et ténébreux!

A Môrik.

Ton cœur n'a-t-il que du fiel?

Entre par la droite la vieille mère de Kerdée. Elle passe parmi les groupes et se rapproche de la barque de son fils.

MÔRIK, d'un ton de reproche .

Tu ris toujours!

Fi, Djovita!

LES PÊCHEUSES, l'imitant.

Fi, Djovila!

Même jeu.

Pic-Pic!

Môrik!

La mer et lui Écument toujours!

Pic-pic-pic-pic-pic-pic !

Môrik !

Môrik se dégage à l'aide de quelques bourrades. Les jeunes filles le laissent là et sont abordées par les compagnons pêcheurs qui, leur besogne faite, quittent les barques de leurs patrons.

jovita regarde Môrick en riant et secoue la tête. Elle aperçoit Kerdée qui se retire, avec sa vieille mère, à l'écart de la foule croissante. Kerdée continue à s'entretenir avec la vieille dont il tient la main dans la sienne. Djovita se voit entourée de quatre jeunes gens qui la lutinent. D'autres compagnons pêcheurs quittent leur besogne et se mêlent aux différents groupes. Des buveurs curieux sortent des cabarets pour assister au départ des pêcheurs. Les jeunes filles font leurs adieux à leurs amoureux.

DJOVITA, chantant avec une gaîté forcée, à ses compagnes, et ne perdant pas Kerdée de vue.

Mon père était un gas d'Espagne; Gare à qui m'aimera !

Mon cœur n'est pas à prendre.

LES JEUNES PÊCHEURS, joyeux.

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