‹ La fiancée de la mer, drame lyrique en trois actesChapitre 56 sur 62 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Il me repousse !...

Chassée !

Moi ! Moi !

Ah ! Je le hais î

V^""*NV MORIK, sombre.

j^ji^Ta haine point n'égale

tf%&m&9&&mÊN&RH&Fi-t-- La scène s éclaire.

11 m'a volé ton cœur î Il m'a volé ton âme î

DJOVITA, avec dédain.

Que peut ta haine à toi ?

M Û R T K , /-tirant de sa ceinture un couteau de marin et le faisant reluire;

aux yeux de Djovila.

Je t'obéis !

Désire !

Ordonne !

Djovita, sois à moi...

Un mot... Il disparaît !...

Tu trembles !

Djovita frissonne.

Il cache le couteau.

Qui, moi, trembler?

>-La scène s'assombrit.

La mort ? Serait-ce assez ? Non ! Il me blessa...

Il m'outragea...

Plus fort, je frapperai !

Si sa raison s'en va, Kerlîn', il l'aime encor î

Regardant autour d'elle, à mi-voix et avec haine.

Il faut quelle meure î...

Lui, qu'il survive Pour souffrir Et pleurer son amour.

MÔRIK, bas.

Si je sers ta vengeance, Dis, quel est mon sort ?

DJOVITA, levant la moin en guise de serment.

Je suis à toi... Je le jure !

MÔRIK, terrible.

Mort! mort ! C'est juré !

DJOVITA, rude.

Ah!

Plus bas.

Et quand ?

MÔRIK.

Le soir, quand monte la mer,

Étendant la main vers le fond, à droite.

Là se forme aussitôt un gouffre.

La folle aime à rôder

Quand la nuit tombe...

Je la saisis...

DJOVITA.

Plus bas !

MÔRIK, baissant la voix.

Je la saisis...

Sa tombe est là !

Avec passion.

Alors... toi...

Tu m'appartiens !

Page 1