CHAPITRE XIII
Dois-je accepter de voas un scmWaWe présent? Mais ce que vous m'offrez de voiis-iiiêiiie à présent. Je vous l'ai demandé, j'ai même osé le prendre. Esprit sans argent.
A figure de l'enfant seul témoin de l'infraction faite par Caleb aux lois de la délicatesse et de l'hospitalité aurait fourni le sujet d'un excellent tableau. Il resta immobile, comme s'il eût vu paraître devant lui un de ces spectres dont il avait entendu raconter l'histoire pendant les longues soirées d'hiver. Ne songeant plus aux devoirs dont il était chargé, il oublia de tourner la deuxième broche, et ajouta aux infortunes de cette journée celle de laisser brûler le quartier de mouton maintenant seul espoir du dîner du révérend Bidebent. Il ne sortit de son état de stupéfaction qu'à l'aide d'un vigoureux soufflet que lui appliqua la dame Lightbody, qui (n'importe dans quel autre sens elle justifiait son nom de corps léger ' ) était une femme fortement constituée, et savait parfaitement se servir de ses mains, comme on dit que son défunt mari en avait eu la preuve plus d'une fois à ses dépens.
— Pourquoi ce rôti est-il brûlé, petit vaurien?
— Je n'en sais rien.
— Et qu'est devenu ce mauvais garnement de Gilos?
— Je n'en sais rien.
— Et où est M. Balderston?... Eh mais ! surtout, au nom du conseil et de l'assemblée de l'église, où est donc la seconde broche avec les deux canards sauvages?
Mistress Girder, entrant en ce moment, joignit ses exclamations à celles de sa mère. Toutes deux criant en même temps aux oreilles du pauvre enfant , et l'étourdissant de questions sans lui laisser le temps d'y répondre, elles n'apprirent ce qui s'était passé qu'au retour de Giles, qui avait vu de loin Caleb, chargé de la broche, prendre d'un pas délibéré le chemin de Wolfcrag.
— Eh bien , Messieurs ^ ! dit mistress Lightbody, qui eût jamais cru que Caleb Balderston jouerait un pareil tour à une ancienne connaissance.