‹ La Fievre typhoideChapitre 81 sur 121 · MOIS ET SAISONS · texte numérisé non relu

MOIS ET SAISONS

ADMISSIONS

MORTS

MORTALITÉ p. 100.

De ce tableau il résulte que la mortalité a été un peu moindre en automne, bien que la maladie prédominât. Le résultat cependant est loin d'être uniforme dans toutes les années, et février fut le mois qui présenta en 1870 la plus petite mortalité. Chomel (5),

(1) Friedrich, 1856.

(2) Brit. and for. med. chir. Rev., juillet 1858, p. 161.

(3) Griesinger, 1864, p. 251.

(4) Rapports d'hôpitaux. Mais dans la City of Glasgow Fever Ilospital, la mortalité a été plus grande chez les femmes.

(5) Chomel, 1834.

Forget (1) et Bartlett (2) ont essayé de montrer que la mortalité en France et en Amérique est dans les mois froids de l'année presque le double de ce qu'elle est dans la saison chaude; mais cette opinion n'est établie que sur un nombre de cas limité. Sur 3,304 cas admis à l'Hôpital des fiévreux de Londres pendant les mois chauds (de mai à octobre), la mortalité fut de i6.97 p. 100, tandis que sur 2,624 cas admis pendant le reste de l'année, la proportion de la mortalité était de 17.64 p. 100.

En considérant plusieurs années différentes, la mortalité dans la fièvre typhoïde a été beaucoup plus uniforme que dans le typhus. Ainsi, tandis que dans le typhus la mortalité était pendant une année de 8.82 p. 100, et dans une autre de 60 p. 100 dans la fièvre typhoïde, elle n'a jamais été une année au-dessous de 12.82 p. 100, ou au-dessus de 28.42 p. 100.

4. Positions sociales. — En divisant les malades de l'Hôpital des fiévreux de Londres en trois classes, à savoir: 1° les malades payants; 2° les malades libres et ceux qui n'avaient pas reçu des secours de la paroisse jusqu'à leur maladie, et 3° les pauvres de la paroisse, la mortalité de la fièvre typhoïde dans chaque classe pendant quatorze ans (1848-01) fut divisée comme il suit :

TABLKAU XV.

XOIIDB K îles cas.

MOUTS

MORTALITÉ p. 100

MORTALITÉ p. 100 dans le typhus.

La proportion de la mortalité n'a pas été plus grande parmi les pauvres que parmi ceux qui appartiennent à des classes plus élevées delà société; la fièvre typhoïde est probablement plus fatale dans les classes supérieures que parmi les plus pauvres. Chomel (3) et Forget (4) regardent tous les deux la faiblesse résul-

(1) Forgot, 1841, p. 410.

(2) Bartlett, 1856, p. 125.

(3) Chomel, 1834.

(4) Forget, 1841, p. 404.

PRONOSTIC ET MORTALITÉ! 2 23

tant de la pauvreté comme une circonstance favorable en ce qui concerne le pronostic. La fièvre typhoïde est aussi fréquente et aussi fatale chez les riches que chez les pauvres ; le typhus est non-seulement plus fréquent, mais plus souvent mortel chez les pauvres .

o. Résidence récente dans une localité infectée. — Sur 1,787 malades atteints de la fièvre typhoïde et qui avaient résidé à Londres plus de six mois avant leur admission à l'Hôpital des fiévreux de Londres il en mourut 279, ou 13.61 p. 100. Sur 191 malades qui avaient ré-^ sidé à Londres moins de six mois, il en mourut 37, ou 19.37 p . 100. La différence n'a pas été attribuée à la différence de l'âge. Dans les services de Louis et Chomel, sur 68 malades qui avaient résidé à Paris moins de six mois il en mourut 27, ou 39.7 p. 100; et sur 151 malades qui avaient résidé plus longtemps, il en mourut 46, ou 30.46 p. 100 (1). Autant que ces chiffres le peuvent, ils indiquent que la récente résidence dans une localité infectée augmente les chances de mortalité dans la fièvre typhoïde.

6. Lieu de naissance et race. — Parmi les malades admis à l'Hôpital des fiévreux de Londres, pendant vingt ans (1848-67), la mortalité selon le lieu de naissance fut divisée ainsi qu'il suit :

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