‹ La Fièvre Typhoïde Dans Le FinistèreChapitre 35 sur 45 · AUD ME · texte numérisé non relu

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perméabilité du sol et la fréquence des pluies expliquent leur nombre, l’abondance de leurs eaux en toutes saisons, et leurs crues rapides après les grandes averses » (1).

Mais surtout, ce qui caractérise ces rivières, c’est leur estuaire toujours large et profond, permettant

à la marée de se faire sentir fort loin, et portant à

bien des lieues dans les terres, l'influence de la mer,

y créant des conditions spéciales. Telles sont le Douron. le Dossen ou rivière de Morlaix jusqu'où peuvent remonter les navires, l’Aber-Wrac’h et l’Aber- Benoît qui se jettent dans la Manche ; la Penfeld, l'Elorn ou rivière de Landerneau, se jetant toutes les deux dans la rade de Brest, ainsi que l’Aulne ou rivière de Chateaulin ; le Goyen ou rivière de Pont- Croix, l'Odet qui laisse de gros navires remonter jusqu’à Quimper. enfin la Laïta ou rivière de Quimperlé, qui se jettent dans l’Atlantique.

Les masses de roches granitiques qui forment le sous-sol du département sont, dans la profondeur compactes et impénétrables. À la surface, elles laissent passer les eaux dans leurs fissures étroites, ou dans les intervalles de grains de sable, produits de la décomposition de la couche de surface. L'accès de

tels sols aux eaux est facile et leur traversée constitue

une excellente filtration. Ces eaux, drainées par les

minces fissures de la roche, filtrées entre les grains

de granit, se rassemblent à la surface de la couche

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