CONCLUSION
Nous avons voulu, dans cette étude, montrer, avant toute chose, en établissant un parallèle entre l’état sanitaire il y a deux siècles et celui de nos jours (et malgré le tableau assez sombre que nous avons tracé de l'hygiène de nos campagnes et parfois de nos villes) les progrès réalisés depuis cette époque et surtout ces dernières années.
Nous avons fait ressortir ensuite, dans une étude générale de la fièvre typhoïde, la répartition spéciale des cas de la maladie sur le littoral du département et il nous est permis de conclure que, dans le développement de la maladie :
1° La composition du sol du département joue un rôle certain, son imperméabilité déterminant les caractères spéciaux des eaux, et, jointe au manque d'hygiène des habitants, entraîne la facile contamination des puits et des cours d'eau ;
20 Un autre facteur important est le relief, un grand nombre de cas de maladie se trouvant dans les bas-
fonds ;
3° Le plus grand nombre de cas de fièvre typhoïde trouve son origine dans l’ingestion des coquillages, des huîtres en particulier, ce qui explique le rôle de la mer dans la distribution des cas de maladie le long de la côte.
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Enfin, des statistiques que nous avons pu consulter, un grand fait ressort : si fréquentes autrefois dans le
Finistère, les épidémies. de fièvre typhoïde sont au 7
jourd’hui écartées ; et si nous rencontrons souvent encore cette maladie dans. le département, le nombre
des cas diminue d’année en année. à
Nous devons ces résultats aux progrès de Ÿ hygiène, ! à la stricte application des mesures prophylactiques, | ; et, en particulier, au développement des progédés
d'épuration des eaux des parcs à huîtres, enfin, à la vaccination rendue aujourd’ hui obligatoire pour tous, éA
‘et nous devons noter quec est le Finistère Ja Je pre=
TA EUONUE Le C0 à a appliqué en 1940, cette vaccination.
| Il serait souhaitable que la déclaration des di contagieuses imposée aux médecins par les Services ;
de la Santé, se fasse d’une façon plus rigoureuse, car.
depüis la guerre de 1939, la médecine individualiste ' fait et doit faire, de plus en plus place à à la médecine,